Des brèches à colmater, note le vérificateur général de Montréal
Loin d’être aussi explosif que le rapport sur la Société d’habitation et de développement de Montréal (SHDM), rendu public à la fin avril, le septième et dernier rapport annuel du vérificateur général de Montréal, Michel Doyon, a mis en lumière deux dossiers problématiques, hier.
Une semaine avant la fin de son mandat, Michel Doyon a critiqué la gestion que fait la Ville des informations concernant les sols contaminés et l’apparent manque de contrôle qui touche le système intégré de gestion nommé SIMON. Dans les deux cas, le vérificateur général craint que, sans un resserrement des règles, des irrégularités surgissent.
Sols contaminés
Michel Doyon a constaté que l’information concernant les sols contaminés était difficilement accessible pour les arrondissements qui doivent en assurer la gestion.
«Des arrondissements pourraient délivrer des permis de construction pour des terrains contaminés sans le savoir, a indiqué M. Doyon. C’est inquiétant.»
Selon le vérificateur général, l’information sur les sols contaminés existe, mais n’est pas bien partagée avec les arrondissements.
Le directeur général de Montréal, Claude Léger, a promis de rendre disponible la banque de données consacrée aux sols contaminés dans les plus brefs délais sur l’intranet de la Ville.
Système intégré de gestion
Le dossier du système intégré de gestion (SIMON) a également fait sourciller Michel Doyon. Le vérificateur a observé que quelque 800 utilisateurs du système, qui sert notamment à gérer l’approvisionnement, les finances et les ressources humaines de la Ville, pouvaient à la fois créer et approuver des bons de commande, en plus de recevoir la marchandise.
«Quand les tâches ne sont pas séparées, il y a un risque important que des fraudes surviennent», a-t-il estimé.
Un plan d’action sera mis sur pied afin d’assurer une séparation optimale des tâches des utilisateurs.