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Place Ville-Marie: Une exposition pour les 50 ans d'un symbole

Véritable signature montréalaise, au même titre que le mont Royal, la Place Ville-Marie se prépare à fêter son 50e anniversaire. En attendant les célébrations qui ne manqueront pas de souligner ce jubilé, une exposition en six temps rappelant les faits d’armes de ce bâtiment y est présentée jus­qu’au 30 oc­t­­obre. Métro propose une visite guidée éclair de l’installation, qui réunit plus d’une centaine de photographies jamais présentées au public.

Premier arrêt : le projet

Cherchant une façon de combler l’immense trou voisinant la gare de triage du Canadien National, l’un des plus importants promoteurs im­mo­biliers d’Amérique du Nord, William Zeckendorf, a proposé en 1956 le projet de la Place Ville-Marie. Pas moins de 350 000 $ – une fortune à l’époque – ont été investis dans le développement, la planification et le design du projet. Les maquettes ont même été présentées à la reine Eliza­beth II lors d’une cérémonie officielle en 1959.

Deuxième arrêt : la construction

Au départ, la tour de la Place Ville-Marie ne devait compter que 44 étages. «Mais il y avait à l’époque une guerre des hauteurs, explique Marie Caron, conseillère marketing pour la SITQ, qui est propriétaire de l’immeuble. Quand les architectes de la Place Ville-Marie ont appris que la tour de la CIBC serait plus haute, ils ont rapidement ajouté trois étages pour être sûrs de gagner.» La construction de la Place, qui aura nécessité des investissements de 80 M$, s’est échelonnée sur quatre ans. Un étage était construit chaque semaine.

Troisième arrêt : l’inauguration

La Place Ville-Marie a été inaugurée le 13 septembre 1962. Pendant 30 ans, l’édifice est demeuré le plus élevé de Montréal. Son aspect cruciforme est unique dans la métropole, mais n’est aucunement lié à la religion. «La décision de donner cette forme à la Place a été prise parce qu’elle permettait d’offrir huit bureaux de coin, qui sont les plus prestigieux, au lieu de quatre», indique Mme Caron. Et le gyrophare situé sur le toit de la Place ne sert pas à diriger les avions. Il appartient à la Banque Royale du Canada, le principal locataire de l’édifice depuis sa construction, qui voulait lui offrir une signature.

Quatrième arrêt : les ambitions

Premier gratte-ciel à avoir conquis le ciel montréalais, la Place Ville-Marie se voulait «la tour Eiffel de Montréal» pour son architecte, Ieoh Ming Pei, à qui on doit aussi la pyramide du Louvre. Sym­bole de la modernité de la ville, la Place a été le point de départ de la migration du district financier du Vieux-Montréal vers l’avenue McGill College. Près de 50 ans plus tard, l’édifice a conservé ses lettres de noblesse. «Lors­qu’on demande aux Mont­réalais quel est l’immeuble le plus prestigieux de la ville, la Place Ville-Marie revient immanquablement», note Marie Caron.

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