L'ombudsman de Montréal a des réserves sur la ligne éthique
L’ombudsman de Montréal a émis hier plusieurs réserves sur le projet de ligne de dénonciation antifraude que le maire Gérald Tremblay veut mettre en place pour apaiser la controverse entourant les compteurs d’eau.
Selon Johanne Savard, il serait plus approprié de renforcer les pouvoirs des instances en place, notamment ceux du vérificateur général et de l’ombudsman. «On cherche une solution rapide à une situation qui demande un temps de réflexion. Le risque est réel de créer un outil qui pourrait entraîner beaucoup de problèmes de relation de travail et une culture de la suspicion», a-t-elle dit.
Mme Savard craint particulièrement l’implantation d’une ligne anonyme. «Il ne faudrait pas que cette ligne serve à détruire des réputations», a-t-elle soutenu.
Un code d’éthique plus sévère
L’ombudsman a plaidé pour un code d’éthique plus sévère, auquel seraient soumis les élus et les employés de la Ville.
«On doit reconfirmer leur devoir d’honnêteté, de loyauté et d’intégrité, a estimé l’ombudsam. Il faut que les règles auxquelles ils sont soumis soient claires, qu’elles soient connues et qu’elles soient bien appliquées.»