Le réaménagement des espaces publics passe par la priorité aux piétons et aux cyclistes
La clé pour obtenir une ville verte où il fait bon vivre serait de réaménager les espaces publics en donnant priorité aux piétons et aux cyclistes.
Deux conférenciers américains, Elena Madison et Rex Burkholder, ont raconté hier, lors d’un colloque à l’UQAM, de quelle façon plusieurs villes des États-Unis avaient amélioré leurs places publiques en les rendant plus accessibles aux cyclistes et aux piétons.
«Un banc placé tout seul n’est pas attirant. Si on le place près d’un trottoir, d’une poubelle et d’un kiosque à journaux, les gens vont plus être portés à s’y rassembler», a expliqué Mme Madison, de l’organisme Project for Public Spaces de New York.
La dame, qui a entre autres participé à la création d’un espace vert au centre-ville de Détroit, au Michigan, croit qu’il faudrait changer la vocation actuelle de plusieurs parcs de Montréal, occupés par des vendeurs de drogue ou des membres de gangs de rue. «En organisant des activités ou en y ajoutant des commodités comme des pistes cyclables, les gens de tous les milieux on y attirera, et les indésirables sentiront qu’ils ne sont plus à leur place», a-t-elle expliqué.
Valoriser le vélo
Les déplacements à bicyclette, lorsqu’ils sont bien organisés, peuvent devenir très populaires auprès des citoyens et, de cette façon, entraîner une baisse de l’utilisation des automobiles. C’est ce que prétend M. Burkholder, qui est un élu de la ville de Portland, en Oregon, surnommée la ville du vélo.
«Lorsqu’on place des panneaux de signalisation, des couleurs au sol et de bonnes séparations par rapport aux voitures, les pistes cyclables deviennent beaucoup plus sécuritaires et attirantes pour la population», a-t-il soutenu.
Le conférencier s’est tout de même dit impressionné de voir plusieurs projets d’aménagement de pistes cyclables à Montréal, «dans une ville où l’on pellette pendant six mois chaque année».