Soutenez

Vélo Québec s’inquiète pour les pistes cyclables et BIXI

Le vélo en libre-service pourrait se développer rapidement dans les prochaines années au Québec.
Photo: Josie Desmarais / Métro

Le président-directeur général de Vélo Québec s’est montré inquiet des intentions de l’administration Martinez Ferrada quant au développement des pistes cyclables et de BIXI, à la suite du dépôt du budget de Montréal 2026. Il estime que le signal pointe «dans la mauvaise direction».

Selon les chiffres du budget dévoilés lundi, la Ville compte dépenser 74 M$ pour le développement des pistes cyclables au cours des quatre années du mandat de Soraya Martinez Ferrada. L’administration précédente comptait dépenser 100 M$ sur la même période.

La diminution la plus subséquente des montants prévus arrivera en 2028. Sur les 30 M$ prévus initialement, seulement 18 M$ sont désormais dans les plans.

«Quand on compare avec une ville comme Québec qui compte investir 14 M$ par an dans son réseau cyclable, 18 M$ à Montréal ce n’est pas beaucoup», souligne Jean-François Rheault, PDG de Vélo Québec.

M. Rheault se réjouit que les montants pour l’entretien du réseau existant sont maintenus. «Mais pour le développement, c’est un coup de frein», déplore-t-il.

Craintes pour BIXI

M. Rheault craint particulièrement pour le développement du service de vélos en libre-service BIXI. Les sommes prévues par la Ville sont scindées en deux, passant de 10,5 M$ à 5,5 M$ en 2026. Les investissements dans BIXI seront figées à ce montant pour l’ensemble du mandat de Mme Martinez Ferrada.

«Il faut comprendre que ce montant comprend à la fois l’entretien et le développement», souligne M. Rheault. «Montréal est propriétaire des vélos et des stations, alors elle doit les entretenir. À 5,5 M$, c’est essentiellement un arrêt du développement de BIXI.»

BIXI fracasse ses propres records d’utilisation année après année, notamment grâce au soutien continu de la Ville de Montréal. Plus de 2,3 millions de déplacements ont été enregistrés en juillet 2025.

M. Rheault ne souhaite pas se prononcer sur les projets cyclables qui ne sont plus nommés dans les documents budgétaires, soit ceux sur la rue Hochelaga, sur le futur boulevard urbain remplaçant l’autoroute Bonaventure et les rabattements vers les nouvelles stations de la ligne bleue. «Il est trop tôt pour savoir ce qui va se passer. On va leur laisser le temps d’expliquer leurs intentions».

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.