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Les cols bleus cherchent l'appui de la population

Quelque 2 000 cols bleus de Montréal ont manifesté pacifiquement devant l’hôtel de ville de Montréal hier afin de souligner le deuxième anniversaire de la fin de leur convention collective. Ils ont profité de l’occasion pour tenter de rallier la population à leur cause.

«On ne veut pas prendre la population en otage, a précisé d’emblée le président du syndicat des cols bleus, Michel Parent. On veut l’informer et sonner l’alarme parce que, selon nous, les citoyens en ont de moins en moins pour leur argent.»

Les cols bleus reprochent à l’administration du maire Gérald Tremblay d’avoir trop souvent recours aux services du privé pour des tâches qu’ils pourraient accomplir «aussi bien et à moindres coûts». Selon leurs chiffres, la Ville de Montréal aurait dépensé 100 M$ pour les services de sous-traitants.

Sans vouloir préciser son calendrier, M. Parent a indiqué que d’autres débrayages n’étaient pas exclus si la Ville refusait de s’asseoir à la table des négociations. «Nous ne prendrons pas de moyens qui pourraient pénaliser la population», a toutefois assuré le président syndical.

Première grève en 18 ans
Les cols bleus n’avaient pas déclenché une grève légale depuis 18 ans. Pour plusieurs syndiqués, la grève de 24 heures déclenchée hier était plus que bienvenue.

«Il était temps qu’on fasse quelque chose, a indiqué Jimmy Fortin, rencontré au cÅ“ur de la manifestation. Mais je doute qu’on ait une offre de la Ville avant les élections.»

Le président du syndicat n’était toutefois pas prêt à jeter l’éponge. «On espère pouvoir en venir à une entente cette semaine, a dit M. Parent. On a signé des ententes dans plusieurs villes, comme Dorval, Kirk­land et Côte-Saint-Luc. On ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas s’entendre avec Montréal.»

Les augmentations de salaire sont au cÅ“ur des négociations. Alors que les cols bleus souhaitent obtenir des augmentations de 3 % par année, la Ville offre un gel salarial pour la première année de l’entente et des augmentations de 2 % pour les trois années suivantes.

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