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Rénovation des écoles de la CSDM: Une situation sous contrôle, mais toujours précaire

Après plusieurs années de laxisme, la Commis­sion scolaire de Montréal (CSDM) s’est attelée, depuis trois ans, à la rénovation de ses écoles. Lors de l’adoption du programme Les grands chantiers, en 2007, la situation du parc immobilier de la CSDM était critique. Aujour­d’hui, la commission scolaire considère que le pire est passé, mais il reste encore beaucoup à faire.

Avant 2007, et le nouvel apport financier du ministère de l’Éducation, qui octroie désormais une aide aux commissions scolaires dont les budgets d’immobilisation sont anémiques, la CSDM devait se contenter d’un maigre 6 M$ par année afin de voir aux besoins de quelque 200 écoles. «Quand on sait que la réfection du toit d’une école coûte de 2 M$ à 2,5 M$, vous pouvez imaginer à quel point on était coincés», a illustré Alain Perron, porte-parole de la CSDM.

55 M$ pour la rénovation

Cette année, ce sont plutôt 55 M$ que la commission scolaire pourra investir dans la rénovation et la mise à niveau de ses établissements, ce qui devrait lui permettre, à long terme, de résorber son déficit d’entretien. «Il y a trois ans, on avait établi pour 144 M$ de travaux urgents à réaliser, a indiqué Bruno Marchand, directeur du service des ressources naturelles. On vivait alors sur du temps emprunté. Aujourd’hui, la situation est sous contrôle, mais on ne doit pas ralentir la cadence.»

200 chantiers par année
En trois ans, le programme Les grands chantiers a permis à la CSDM de compléter 349 projets, sur une liste qui en compte 881. Environ 200 écoles sont visées chaque année par des chantiers qui, pour la plupart, concernent leur enveloppe extérieure. «La CSDM n’est pas la seule commission scolaire qui a souffert de sous-financement, a estimé M. Marchand. Mais l’âge de nos établissements et la taille de notre parc immobilier nous distingue.»

Le parc immobilier de la Commission scolaire de Montréal représente 10 % de tous les établissements scolaires de la province alors que l’âge moyen de ses bâtiments est de 55 ans. «On a plusieurs écoles qui ont près de 100 ans, a rappelé Bruno Marchand. Cela représente un défi important puisqu’on ne rénove pas un bâtiment patrimonial comme on rénove un bungalow.»

Ces contraintes, alliées aux besoins des édifices de la CSDM, expliquent en partie pourquoi le programme Les grands chantiers doit se poursuivre jusqu’en 2021.

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