Montréal

Lutte anti-dopage: Un laboratoire québécois inspire celui des JO de Vancouver

Les Jeux olympiques de Vancouver, qui s’ouvrent dans 22 jours, feront certainement l’objet de nombreux exploits sportifs. En coulisse, l’équipe du Laboratoire du contrôle du dopage, dirigée par Christiane Ayotte, devra aussi donner son 110 %. Un laboratoire satellite, calqué sur le laboratoire lavallois de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), a été aménagé à Vancouver. Accrédité hier par le Conseil canadien des normes, il pourra compter sur l’expertise d’une quarantaine de spécialistes et de nouveaux équipements à la fine pointe de la technologie.

En 16 jours de compétitions, quelque 2 500 analyses de sang et d’urine devraient y être réalisées. Les délais pour la transmission des résultats, qui sont généralement de 10 jours, seront ramenés à 24 h. Des équipes se relaieront ainsi jour et nuit afin de se conformer à la réglementation olympique. Cette contrainte de temps n’a toutefois rien pour inquiéter Christiane Ayotte. «Je suis certaine que si un athlète a utilisé une substance interdite et qu’il en reste ne serait-ce qu’une trace dans son système, nous la détecterons, a-t-elle affir­mé. Mais il faut se rappeler que certaines substances ont une fenêtre de détection de quelques heures seulement.»

Une lutte perpétuelle
Même si les techniques de contrôle du dopage ont progressé  au point de permettre aux spécialistes de déceler des substances autrefois indétectables, Christiane Ayotte dit souhaiter qu’aucun test positif ne soit réalisé à Vancouver.

La professeure ne se fait toutefois pas d’illusions. Même sans test positif à Vancouver, la lutte anti-dopage sera loin d’être terminée. «Si tous nos résultats s’avèrent négatifs, il ne faut pas conclure qu’aucun athlète n’a trébuché, a expliqué Mme Ayot­te. Ça voudra peut-être seulement dire que les ath­lètes auront eu assez peur pour s’assurer que la substance utilisée ne soit
plus détectable au moment du test.»

Laboratoire en croissance

Le Laboratoire de contrôle du dopage de l’INRS réalisait, avant les Jeux olym­­piques de Vancouver, quel­que 18 000 analyses par année. Mme Ayotte s’attend à ce que ce nombre grimpe au terme de l’aventure vancouvéroise. Les nouveaux équipements achetés pour les Jeux et qui seront rapatriés à Laval après les Jeux paralympiques de­vrai­ent permettre au Labo­ratoire de suffire à la de­mande. Pour l’heure, il est le deuxième plus important au monde en termes de volume d’échantillons analysés.

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