Montréal

Budget de la STM: Plus d'autobus sur les routes

Les autobus de la Société de transport de Montréal (STM) sillonneront plus fréquemment les routes de l’île au cours des prochains mois. Devant la commission ad hoc sur le budget de la Ville de Montréal, le président de la STM, Michel Labrecque, a indiqué vendredi que le service d’autobus sera grandement amélioré. En 2010 seulement, les autobus parcourront 4,5 millions de kilomètres de plus, ce qui représente une hausse de 5,9 % comparativement à l’an passé. Pour y arriver, 82 bus articulés et 238 bus réguliers seront livrés au cours de l’année. «Ça va nous permettre d’avoir une flotte plus performante», a dit M. Labrec­que.

En plus, des projets touchant le service d’autobus sont sur le point d’être réalisés, comme la création d’une ligne express sur le boulevard Saint-Joseph, la mise en place d’un nouveau trajet d’autobus entre le centre-ville et l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau et l’implantation de quelques voies réservées sur le territoire montréalais.

Statu quo pour le service du métro
Pour ce qui est du métro, l’offre de service sera maintenue en 2010. M. Labrec­que a rappelé qu’il faudra attendre les nouvelles voitures pour que la fréquence de passage des trains soit augmentée. «Les négociations [avec le consortium Alstom Bombardier] sont rendues en fin de neuvième manche», a avisé le président. La STM compte malgré tout investir tout près de 200 M$ cette année, selon son programme triennal d’immobilisations (PTI), pour moderniser ses stations de métro et entretenir ses équipements.

Augmenter les revenus

Au cours des trois prochaines années, la STM prévoit des investissements de 2,1 G$ dans son PTI, dont 867 M$ en 2010. Ces fonds serviront à payer les travaux de rénovation et le remplacement des équipements roulants. Ces grands projets ont pour conséquence d’accentuer le déficit structurel de la STM. Pour la prochaine année, celui-ci pourrait se chiffrer à 40 M$. En 2010, près de 76 M$ seront consacrés au service de la dette, et ce montant ne fera qu’augmenter dans les années à venir si rien n’est fait. Au 31 décembre dernier, la dette brute de la STM totalisait 1,2 G$ et elle pourrait atteindre 2,7 G$ en 2012.

Comme le maire de Montréal l’a fait la semaine dernière, Michel Labrecque a insisté sur la nécessité de trouver de nouvelles sources de financement pour le transport en commun, qu’il s’agis­se d’une taxe d’accise sur l’essence ou des péages. M. Labrecque a en outre dénoncé l’Agence métropolitaine de transport (AMT), qui a diminué de 5 M$ sa contribution régionale à la STM. L’an passé, celle-ci s’élevait à 56 M$. «C’est complètement inacceptable, a lancé le président de la STM. Tout le monde doit faire sa part.»

En 2010, la STM gérera un portefeuille qui totalisera 1,09 G$. La proposition de budget de la STM doit être présentée au conseil municipal le 25 janvier prochain et au conseil d’agglomération le lendemain. Entre-temps, la commission ad hoc sur le budget peut formuler des recommandations.

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