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Le SPVM cherche à se rapprocher des citoyens

Les policiers de Montréal veulent se rapprocher des citoyens en les informant de leur réalité. «Au lieu de toujours former des policiers, on va se mettre à former les citoyens et à les informer de notre réalité parce que le manque de connaissances sur notre rôle dans la société amène de l’ambiguïté», a déclaré mardi le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Yvan Delorme.

Dans son nouveau plan directeur en matière de relations avec les citoyens rendu public hier, le SPVM prévoit mettre en place des programmes de rapprochement citoyens-policiers, qui comprennent entre autres des séances d’information, des capsules vidéo et des activités avec les jeunes. «Les citoyens ont certaines responsabilités relativement à la cohabitation harmonieuse et au respect des droits des autres, a dit M. Delorme. Il ne faut pas oublier que la sécurité, ça passe aussi par le respect des règles de civisme et de bon voisinage entre citoyens.»

Les relations avec les communautés

Les policiers ne sont pas en reste dans le nouveau plan directeur du SPVM. Celui-ci veut améliorer ses relations avec les communautés culturelles parce qu’elles sont parties prenantes du quotidien des policiers. Des capsules vidéo ont été produites pour renseigner les policiers sur les mÅ“urs des nouveaux arrivants.

«Les policiers ont besoin d’être sensibilisés aux us et coutumes des immigrants, qui n’ont pas toujours eu des expériences positives avec les organisations policières dans leur pays d’origine», a expliqué l’assistant-directeur du SPVM, Mario Plante.

Le mandat des comités de vigie, mis sur pied en 2003, est par ailleurs reconduit. Ces comités étudient entre autres les relations du SPVM avec les communautés asiatique, afro-canadienne, arabophone et hispanophone, en plus de se pencher sur le profilage racial. Ils sont composés de policiers du SPVM et d’intervenants issus des milieux communautaire, institutionnel et universitaire.

Retour sur la manifestation de lundi
Le plan directeur du SPVM portant sur ses relations avec les citoyens a été dévoilé au lendemain de la manifestation contre la brutalité policière qui a lieu tous les ans le 15 mars. «C’est une mauvaise coïncidence», a admis le sergent Ian Lafrenière.

Le Collectif contre la brutalité policière (COBP) a déploré mardi l’attitude provocatrice et intimidante qu’ont adoptée les policiers pendant la manifestation. «Et bloquer l’accès au métro Préfontaine [à la fin de la manifestation], c’était une erreur», a commenté la porte-parole du COBP, Sophie Sénécal, arguant que la foule n’a pas pu se disperser aisément. Le SPVM a rejeté ces accusations, disant qu’il était difficile de contrôler la foule.

«C’est une des rares fois où on demande aux policiers de protéger les manifestants contre leur gré, c’est-à-dire de bloquer des rues pour ne pas qu’ils se fassent frapper», a expliqué le sergent. Le SPVM a tenté d’initier un échange avec le collectif afin que la manifestation se déroule sans grabuge. L’organisme a dit n’avoir jamais été contacté.

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