Les jardins communautaires ouvrent samedi
Cultiver ses propres légumes : voilà une bonne façon de manger santé et surtout de savoir exactement ce qui se trouve dans son assiette. Certains jardinent sur leur balcon, d’autres le font dans leur cour. Pour ceux qui ne peuvent profiter d’un espace adéquat pour jouer dans la terre, il existe une solution intéressante : les jardins communautaires.
Il existe 97 jardins communautaires à Montréal. Ceux-ci sont ouverts du 1er mai au 1er novembre. Dix-huit arrondissements mettent à la disposition des Montréalais des parcelles de terre constituant les jardins. Dans chacun de ceux-ci, un comité bénévole élu par les participants assure le bon fonctionnement des opérations.
Pour obtenir son petit lopin de terre, il suffit d’entrer en contact avec son arrondissement. Fait à noter : certains jardins possèdent une liste d’attente d’une ou de plusieurs années, tandis que d’autres ont encore des lots libres.
Pas besoin d’être un expert
Vous n’avez pas le pouce vert? Soyez sans crainte, un animateur horticole visite régulièrement les jardins pour prodiguer des conseils. De plus, une foule de renseignements dont disponibles sur les sites internet des arrondissements ou dans le journal des jardins communautaires, La feuille de chou.
«Quand on commence à jardiner, il est préférable de s’occuper avec de légumes qui sont faciles à cultiver et qu’on cuisine souvent, conseille André Pedneau, animateur horticole des arrondissements de Ville-Marie et du Plateau-Mont-Royal.
Cela dit, entretenir son jardinet demande un peu de temps. Il faut enlever les mauvaises herbes, traiter les plantes contre les ravageurs et les maladies. «Dans un jardin communautaire, chacun a sa petite parcelle, mais il y a aussi des espaces communs à entretenir de là le nom communautaire, ajoute André Pedneau. Il faut que chacun se respecte pour que l’espace de travail soit agréable pour tout le monde.»
Épargner des sous
Selon un petit sondage effectué par les arrondissements, 40 % des jardiniers participent à un jardin communautaire pour produire des légumes frais. Ils apprécient entre autres le fait que leurs légumes n’aient pas franchi des centaines de kilomètres avant de se retrouver dans leur assiette. Quelque 40 % des participants, eux, répondants à un jardin communautaire pour l’aspect social de la chose. Et les autres le font par souci d’économie.
«La parcelle d’un bon jardinier peut produire pour plusieurs centaines de dollars de légumes par saison, affirme André Pedneau. On peut cultiver des légumes qui coûtent un peu plus cher, comme des poireaux au lieu des oignons. Et si on fait des conserves, on peut avoir des légumes toute l’année!»
Jardins collectifs ou communautaires?
Contrairement au jardin communautaire, le jardin collectif ne compte qu’une parcelle. Les activités horticoles se font en groupe, et les récoltes sont distribuées collectivement selon
les modalités prévues par les participants.
Pour plus de renseignements, visiter le site du Regroupement des jardins collectifs du Québec ou celui de la ville de Montréal.