Montréal

Première journée de débrayage pour les juristes de Montréal

Photo: Getty Images

Le 9 juillet marquera la première journée de grève pour les juristes de la Ville de Montréal, qui n’excluent pas la possibilité de déclencher une grève générale illimitée.

En prévision de la journée de débrayage, les juristes ont envoyé lundi une demande à la Commission des relations du travail, qui détermine les modalités des services essentiels qui devront être administrés malgré la grève.

«Nous avons tenté de négocier avec la Ville de ces modalités, mais nous n’avons pas eu de retour, c’est pourquoi nous faisons affaire directement avec la Commission», a déclaré la vice-présidente du syndicat, Mylène Bergeron.

Les quelque 120 juristes de la Ville sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2011.

Les négociations, qui ont lieu depuis le mois de novembre 2012, sont dans une impasse, a rappelé Me Bergeron. Si les journées de grève individuelles ne suffisent pas, la grève générale reste une option envisagée, a-t-elle renchéri.

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Les conséquences d’une telle grève seront multiples, estime l’avocate. Les juristes ont pour principale mission de plaider en faveur de la Ville à la cour municipale, ainsi que de donner des avis juridiques à la Direction des affaires civiles et au Service de police de la Ville de Montréal. «Un grand nombre de projets et de décisions du comité exécutif seront paralysés, tels que l’octroi de contrats», a laissé savoir Me Bergeron.

Les juristes réclament des salaires équivalents aux autres avocats de l’État, le respect de la semaine de 35 heures et l’ajout de postes permanents.

Risque élevé de bourde administrative
Dans son rapport 2012, l’Ombudsman de Montréal, Johanne Savard, a mis en lumière que plus de 18 000 contraventions, pour lesquelles les citoyens disposaient de preuves pour annuler la poursuite, ont tout de même été traitées en catimini par la cour municipale.

Selon la vice-présidente du syndicat des juristes de la Ville de Montréal, Mylène Bergeron, ce scénario pourrait se reproduire si la Ville n’ajoute pas de nouveaux postes de juristes.

«Ces milliers de dossiers n’ont pas été traités par faute de personnel, et donc la cour a convoqué les citoyens devant un juge, c’est une perte de temps et d’argent pour tout le monde», a lancé Me Bergeron.

L’équipe de négociateurs de la Ville est toujours ouverte à discuter en présence du conciliateur, a indiqué Gonzalo Nunez, relationniste à la direction des communications de la ville de Montréal.«En ce qui concerne la possibilité du grève générale illimitée, il est trop tôt pour commenter une telle hypothèse car nous voulons laisser la chance aux négociations de se poursuivre», a-t-il ajouté.

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