L'Institut Gingras-Lindsay accusé de se soumettre à l'anglais
La Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) accuse l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal de vouloir devenir anglophone. «Si l’institut obtient le statut d’établissement anglophone, les communications seraient en anglais et la langue de travail et d’affichage interne seraient l’anglais», s’est indigné le président de la SSJB, Mario Beaulieu.
Martin Bergeron, porte-parole de l’Office québécois de la langue française, exclut quant à lui l’idée d’imposer l’anglais comme langue principale. «Auparavant, l’Hôpital Lindsay avait un statut d’organisme reconnu. Cela veut dire qu’il était obligé d’utiliser le français, mais avait le droit d’utiliser aussi l’anglais», a-t-il expliqué. À la suite de la fusion avec l’Institut de réadaptation Gingras, exclusivement francophone, le statut de la nouvelle institution devra être redéfini.
Selon un préposé de l’Institut qui a tenu à conserver l’anonymat, les trois quarts de la clientèle de l’Institut sont francophones. D’après M. Beaulieu, les employés ayant contacté la SSJB se seraient plaints à l’OQLF, notamment en raison de la multiplication des notes internes en anglais. Il a ajouté que le but de l’OQLF est de «garantir le droit de travailler en français». Du côté de l’Institut, aux dires de l’adjoint au directeur, Pascal Mailhot, «le français est la langue prédominante, et peu importe le statut qu’on nous donnera, ça restera tel quel».