Archéologie: Le pillage coûte cher
Le plus connu des archéologues est Indiana Jones, dont les aventures évoquent le phénomène du pillage des sites archéologiques, une pratique qui se chiffre désormais en milliards de dollars, d’après l’UNESCO, qui tente de combattre le phénomène.
Pour réaliser des fouilles archéologiques au Québec, il faut être un professionnel reconnu et détenir un permis délivré par le ministère de la Culture. Cela n’empêche pas certains de pratiquer l’activité comme passe-temps sans en avoir le droit, au risque de détruire des sites. «Une belle pointe de flèche perd de son intérêt si on n’est pas capable d’analyser aussi le lieu où elle a été découverte. Y avait-il par exemple un foyer avec des restes de nourriture qui auraient pu nous en dire plus», confie Sylvie Limoges, présidente du Réseau Archéo-Québec.
Si le pillage dans des pays plus pauvres (Irak, Cambodge, Pérou) est connu, cette pratique touche aussi les pays plus aisés. Le pillage du site de Noyon, en France, en février dernier, a semé l’émoi. Certains demandent même que la possession d’un détecteur de métal soit impossible sans permis, au même titre qu’une arme.
L’essor de sites comme eBay permet en outre aux pilleurs d’écouler leurs trouvailles plus facilement. Il suffit de taper le mot clé «pointe de flèche» pour accéder par exemple à une soixantaine d’annonces en français concernant des objets préhistoriques. Au Québec comme ailleurs, le commerce d’artefacts est pourtant interdit.