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Le vérificateur général défie le conseil municipal

Le vérificateur général, Jacques Bergeron, ne s’est pas présenté à la convocation du conseil municipal, mardi, pour répondre des actes litigieux qu’il aurait posés dans l’octroi de certains de ses contrats.

«Je suis prêt à répondre à toutes les questions que le Conseil municipal pourrait juger nécessaire de me poser, en autant qu’elles soient fondées, précises et reposent sur des informations obtenues légalement et légitimement, ce qui n’est pas le cas», a notamment répondu le vérificateur général par courrier mardi.

«Si le vérificateur n’a rien à se reprocher, qu’il vienne ici pour s’expliquer», a déclaré mardi, le maire, Gérald Tremblay. «Refuser de répondre au conseil municipal, c’est grave et c’est un manque de respect pour l’institution», a ajouté Marvin Rotrand, élu de la majorité à Union Montréal.

Les deux partis d’opposition ont de leur côté soutenu Jacques Bergeron. «Soyons reconnaissants au vérificateur de ne pas être tombé dans le traquenard que l’administration Tremblay lui a tendu», a répondu l’élu d’opposition Réal Ménard.

Le parti du maire, qui détient la majorité, ne voulait en effet entendre le vérificateur uniquement sur les faits qui lui sont reprochés dans le rapport Reid et non pas sur la manière douteuse dont l’enquête a été faite par le contrôleur général, Pierre Reid.

Le vérificateur est soupçonné de ne pas avoir respecté le processus d’attribution des contrats. Après avoir longtemps débattu, le parti du maire Tremblay a présenté une motion donnant le pouvoir au ministre des Affaires municipales de se pencher sur le dossier.

L’opposition a refusé, car ladite enquête sur le vérificateur ne tient que sur deux pages et n’a pas été conduite selon les normes. «Le maire veut envoyer ça au ministre parce qu’il n’a pas la majorité des deux tiers au conseil pour pouvoir virer le vérificateur. C’est un abus de droit», a soutenu Louise Harel, chef de Vision Montréal.

La motion a été adoptée, le maire Tremblay détenant la majorité au conseil municipal.

Les réelles motivations ?
L’opposition se questionne sur les réelles motivations de Pierre Reid à enquêter sur le vérificateur. M. Reid était membre du C.A. de Stationnement Montréal, qui gère BIXI, au moment où le vérificateur enquêtait sur les finances de BIXI.

«Pierre Reid n’a-t-il pas lancé l’enquête sur le vérificateur pour se protéger de l’enquête que ce dernier était en train de mener sur  BIXI», s’est questionné François Limoges, élu de Projet Montréal. Parmi les centaines de documents illégalement puisés dans la boite courriel du vérificateur général, il y aurait de nombreux courriels confidentiels qui concernaient les activités d’enquête du vérificateur.

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