Montréal

L’esplanade Clark encore à l’étude

Photo: Yves Provencher/Métro

La Ville de Montréal est toujours à peaufiner les plans de la future esplanade Clark, dans le Quartier des spectacles. «Nous souhaitons bonifier ce projet parce que l’aménagement initialement prévu pour l’esplanade Clark était relativement simple, a expliqué par courriel la porte-parole de la Ville de Montréal, Isabelle Poulin. Il s’agissait d’une grande plaine gazonnée dont l’encadrement urbain était faible, dépourvue d’animation. Nous voulons proposer de nouvelles activités pour les citoyens, notamment les familles, dans le centre-ville de Montréal, 12 mois par année.»

Impossible de savoir quand les plans du nouveau projet seront terminés. «Il s’agit d’un dossier complexe, et nous ne pouvons avancer de date butoir pour le moment», a précisé Mme Poulin. Les élus devront en outre approuver les nouveaux plans de l’esplanade Clark.

Le retard dans l’aménagement de cette esplanade est attribuable à un long et houleux débat sur la pertinence d’y construire un stationnement souterrain, a indiqué le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, qui a siégé au comité exécutif en 2010. Le coût du projet s’élevait à 32 M$. «Certains acteurs de la Ville et du Quartier des spectacles se sont obstinés à demander un stationnement, a dit M. Bergeron. Ils ont même invoqué la demande pressante de la Maison du développement durable, qui n’a pas de stationnement sous son immeuble. Mais ce n’était pas vrai. C’était un dialogue de sourds.»

Une étude a été réalisée pour connaître le taux d’occupation des stationnements du secteur, et il s’élevait à seulement 20 %, a rapporté le chef de Projet Montréal.

En janvier dernier, lors d’une réunion du comité exécutif, l’ancien directeur général, Guy Hébert, rapportait que des discussions avaient été entamées avec Stationnement Montréal à propos de ce stationnement souterrain. «On va vous revenir dans quelques semaines, avait-il dit. On est en train de regarder ça avec Stationnement Montréal. Quatre cents places, six cents places ou pas du tout : tout dépendra des analyses du marché. Il y aura trois scénarios pour l’îlot Clark.»

Le cabinet du maire et du comité exécutif n’a pas voulu indiquer à Métro si les discussions se sont poursuivies à la suite de l’intervention de M. Hébert. Il s’est contenté de dire que le budget sur «l’ensemble du projet» de l’esplanade Clark n’est pas complètement «ficelé».

Or, d’après Richard Bergeron, qui est aussi conseiller municipal désigné au conseil d’arrondissement de Ville-Marie, les scénarios dont parlait l’ancien directeur général ont bel et bien été présentés aux membres du comité exécutif. «L’idée du stationnement a été complètement rejetée, a-t-il confié. On va pouvoir maintenant se concentrer sur l’aménagement en surface.»

Les élus se sont implicitement entendus pour laisser le projet de l’esplanade Clark entre les mains de la prochaine administration, qui sera élue le 3 novembre prochain, d’après M. Bergeron.

«On engagera pas 40 à 50M$ de fonds publics après la démission de Gérald Tremblay, de Michael Applebaum et pendant cette année de transition, a dit le chef de Projet Montréal. C’était très sage de mettre la pédale douce et de prendre le temps de compléter la réflexion sur cette première phase du Quartier des spectacles et de voir comment rabouter cela à la phase deux qui sera le Quartier latin.»

Échéancier
Le site internet de la Ville de Montréal indique encore aujourd’hui que les travaux sur l’esplanade Clark «devraient se terminer à l’automne 2012». D’après le Programme particulier d’urbanisme du Quartier des spectacles qui a été adopté en 2008, l’esplanade Clark devait être gazonnée, et des mâts d’éclairage devaient y être installés. La même année, l’ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, assurait que l’échéancier serait respecté. La fin des travaux était alors prévue pour 2012.

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