Équité salariale: les cols blancs portent plainte contre la Ville de Montréal
Jugeant «indécent et illégal» le règlement que propose la Ville de Montréal dans le dossier de l’équité salariale, le syndicat des cols blancs a porté plainte contre l’administration du maire Gérald Tremblay à la Commission de l’équité salariale.
«On considère que l’exercice d’équité n’est pas terminé et [conséquemment], que la Ville n’est pas soumise aux étalements salariaux», a indiqué lundi la présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Monique Côté, à l’occasion d’une manifestation des syndiqués, qui avait lieu devant l’hôtel de ville.
Le 23 décembre dernier, les deux parties ont convenu d’une entente afin de majorer le salaire des employés qui occupent des postes à prédominance féminine. En vertu de cette entente, pas moins de 4 500 cols blancs ont droit à une indemnité rétroactive, applicable à partir de 2001.
La Ville a proposé de payer les ajustements salariaux seulement aux employés qui ont atteint le dernier échelon salarial. Le syndicat est contre. Il a signifié à la commission ce différend et une enquête s’est ouverte. Il croit que cette proposition va à l’encontre des règles établies par la Loi sur l’équité salariale. Celles-ci prévoient que les employeurs peuvent indemniser leurs employés en leur remettant un seul gros chèque ou en étalant les paiements sur une période d’au plus quatre ans.
Si la plainte du syndicat est reçue, elle obligera la Ville à remettre en un seul paiement les ajustements salariaux puisque les règles de Loi sur l’équité salariale indiquent que les employeurs qui n’avaient pas terminé l’exercice de l’équité salariale au 31 décembre 2010 perdent leur droit d’étaler les paiements.
Au cours du conseil municipal de lundi soir, le maire Tremblay s’est engagé à respecter toutes les dispositions de la Loi sur l’équité salariale. Il a ajouté qu’il souhaitait voir le litige se régler à l’amiable et non pas devant la commission.