Les filles et les gangs: «Un milieu familial empreint de violence»
Les adolescentes qui entretiennent des relations avec des jeunes de gangs de rue le font plus par décision personnelle que par influence, selon Laurence Perron Mongeau. L’étudiante en criminologie à l’Université de Montréal présentait les conclusions de son étude au 7e Séminaire Gangs de rue et délinquance, qui se tenait jeudi à Montréal.
Qu’est-ce qui pousse les filles vers les membres de gangs?
Chez les 12 filles interrogées dans l’étude, on note beaucoup d’absence des parents, un milieu familial empreint de violence et de délinquance. La moitié des filles interrogées avaient subi des abus sexuels. Elles se mettent à sortir avec des membres de gangs pour des raisons de protection et pour se sentir entourées.
Quels sont les points communs de leurs relations avec les gangs?
Sur les 12 filles, 10 ont déclaré qu’elles n’avaient pas eu à se prostituer et ne se voient pas comme des victimes des membres de gangs, contrairement à l’image largement répandue dans la société. C’est en fait avec les autres filles qui gravitent dans le milieu qu’elles déclarent avoir le plus de problèmes.
Qu’est-ce qui les amène à sortir du milieu?
Tracer une limite nette est difficile, car des relations peuvent subsister. Mais on note que les filles qui ont reconnu que l’appartenance au réseau avait un impact négatif sur elles sont celles qui avaient le réseau familial le plus solide.