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Baisse du taux d'inoccupation des logements à Montréal

À trois semaines de la course aux
déménagements, Montréal fait plutôt bonne figure sur le front du
logement. Dans la métropole et malgré une légère baisse, le taux
d’inoccupation est de 2,5 % (2,8 % l’année dernière). On estime à 3% de
logements inoccupés, le taux idéal.

C’est à Winnipeg
et Regina (0,7%) que le marché locatif est le plus tendu, devant Québec
(1%) et Toronto (1,6%), selon les chiffres du Rapport sur le
marché locatif présenté par la Société canadienne d’hypothèques
et de logement (SCHL) jeudi.

D’après le Front populaire en
réaménagement urbain (FRAPRU), cette situation cache toutefois un problème
majeur : les logements à louer avec trois chambres à coucher sont rares.
Sur ce secteur, le taux d’inoccupation est actuellement de 1%.

La
situation pourrait s’aggraver. «En 2010, à peine 2472 logement locatifs
ont été mis en chantier alors que 10457 l’ont été en condominiums»,
note le FRAPRU. C’est sans compter les nombreux blocs de logements
locatifs qui sont achetés et transformés en condos par des promoteurs.
«En négociant serré, on s’est fait proposer jusqu’à 15 000 $ pour
déménager de notre 7 ½ par un acheteur qui voulait acheter notre bloc et
le transformer en condos», raconte Mathieu, un étudiant en sociologie.

Du
côté des loyers, Montréal reste abordable avec un loyer moyen de 703$
pour un logement de deux chambres. Il s’agit malgré d’une hausse de 3,3%
sur un an qui est supérieure à la hausse moyenne relevée dans les
grandes villes canadiennes (+1,8%). Une hausse insuffisante  compte tenu de la hausse des taxes, selon l’Association des propriétaires du Québec (APQ).

«Le prix des
logements au Québec est trop faible, miné par une méthode de fixation
de loyers désuète», selon l’APQ qui prétend que cela découragerait certains propriétaires et investisseurs.

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