Union Montréal : d'autres remboursements critiqués
Après avoir mis au jour des remboursements controversés accordés à Vision Montréal pour le remboursement des intérêts sur un prêt de 1M$, Projet Montréal a pris pour cible le parti du maire Gérald Tremblay, mercredi.
Selon les chiffres obtenus par la deuxième opposition grâce à la Loi sur l’accès à l’information, Union Montréal s’est fait rembourser 62 625$ pour l’organisation de son conseil général de 2010 à même l’enveloppe dédiée aux frais de recherche et de secrétariat des partis politiques de la Ville de Montréal.
«Les contribuables ont payé un magnifique spectacle de son et lumière aux partisans de Gérald Tremblay. On n’est vraiment pas loin de la cabane à sucre du maire de Laval, a ironisé le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron. Il ne faut pas être gêné pour faire payer ses folies partisanes par les Montréalais.»
Projet Montréal a indiqué que son congrès, prévu dans quelques semaines, dispose d’un budget de quelque 9 000$, qui sera principalement payé par les militants.
Une autre dépense a fait sourciller Projet Montréal. Au cours de l’année dernière, 14 200$ ont été dépensés par Union Montréal puis remboursés par la Ville pour l’achat d’ordinateurs portables, de tablettes numériques et de caméras numériques. Pourtant, a noté la deuxième opposition, tous les élus obtiennent de leur arrondissement un ordinateur portable et un BlackBerry.
«Les Montréalais ont payé pour permettre aux élus d’Union Montréal de bénéficier d’un deuxième ordinateur portable, s’est étonné Richard Bergeron. Quand on a un portable, c’est pour l’utiliser à l’arrondissement, à l’Hôtel de ville et à la maison. Voulez-vous bien me dire pourquoi les élus d’Union Montréal auraient besoin d’un second portable ou d’un iPad, si ce n’est pour se pavaner avec la dernière technologie à la mode… aux frais des contribuables?»
Union Montréal s’est défendu d’utiliser l’argent des Montréalais à mauvais escient. Le parti du maire Tremblay a rappelé que le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) ne lui avait rien reproché par rapport à ses dépenses au cours des dix dernières années.
Union Montréal a invité Richard Bergeron à «cesser de tirer sur tout le monde» et à s’adresser au ministère des Affaires municipales s’il souhaite obtenir des précisions sur les dépenses admissibles dans les différents budgets octroyés par des fonds publics, soit le budget de recherche et de secrétariat et le budget d’allocation aux partis politiques. Projet Montréal a affirmé avoir l’intention de demander ces éclaircissements au ministère.