Soutenez

Réflexion sur l'autonomie des écoles à la Commission scolaire de Montréal

Comme pour répondre à la promesse du chef de la Coalition pour l’avenir du Québec, François Legault, d’abolir les commissions scolaires pour offrir davantage de services dans les écoles, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a rendu public pour la première fois, mercredi, sa reddition de comptes et a dressé un bilan des actions posées au cours des dernières années.

La CSDM a notamment voulu démontrer, par cet exercice, que les commissions scolaires dépensaient avantageusement les fonds publics qui lui sont octroyés, qu’elles n’étaient pas fermées au changement et qu’elles pouvaient s’adapter aux besoins des écoles et de leurs élèves.

«D’ici deux ans, nous aurons renouvelé la Commission scolaire, a assuré la présidente de la CSDM, Diane De Courcy. Mais nous ne le ferons pas à n’importe quel prix.»

La CSDM a rappelé que les directions des établissements avaient demandé que les décisions soient prises plus près de l’école et des élèves. L’appel semble avoir été entendu par la commission scolaire, qui a proposé trois modèles de relations entre l’institution et l’école.

Ces options seront soumises au personnel des écoles, aux élèves, à leurs parents et aux organismes communautaires, entre autres, et devraient faire l’objet de débats.

Le modèle actuellement en place à la CSDM est le premier proposé à la communauté éducative.

La commission scolaire de Montréal met aussi de l’avant un modèle d’école autonome affiliée. Cette proposition prévoit que l’école reçoive un budget sous forme de crédit annuel et qu’elle soit libre de le gérer seule, sans lien avec la commission scolaire. L’école serait toutefois forcée de produire une reddition de comptes annuelle et de signer une entente pour des services à la carte, tels que la gestion des ressources humaines, financières ou matérielles.

Le troisième modèle proposé par la CSDM se fonde sur le concept de campus. L’école institutionnelle ferait en sorte que chaque quartier scolaire disposerait d’un réseau de pavillons primaires rattachés à une école secondaire. Les établissements partageraient leurs installations et le budget serait conçu avec la CSDM selon un modèle coopératif.

«D’autres modèles sont possibles, mais il faudra que celui retenu fasse réussir les enfants, qu’il ne soit pas seulement cosmétique, qu’il ne satisfasse pas qu’un groupe d’artisans de l’école et qu’il tienne compte de la nécessaire autonomie professionnelle des enseignants», a expliqué Mme De Courcy.

La CSDM promet que d’ici deux ans, les services centraux auront été simplifiés pour s’ajuster aux besoins des écoles et que la refonte de la commission scolaire sera bien entamée.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.