Des télescopes touristiques à saveur montréalaise
C’est à une entreprise montréalaise qu’ont doit la modernisation des fameux télescopes à vocation touristique. Comme nul n’est prophète en son pays, il faudra cependant attendre avant d’en voir à Montréal.
Après avoir été déployé en début d’année au 124e étage d’une tour de Dubaï, le Tellscope, imaginé par la société montréalaise gsmprjct, a été depuis installé dans d’autres tours à Chicago, Singapour, Guangzhou, sur la tour du CN à Toronto et bientôt à Macao et Shangai.
«Chaque Tellscope comprend un écran tactile relié à une caméra haute définition. Une centaine de points d’intérêt ont été enregistrés. Quand les touristes les ciblent, ils peuvent alors obtenir plus de détails par l’intermédiaire de l’écran tactile», indique Vincent Brie, président de gsmprjct.
Un système de paiement intégré par carte de crédit ou par carte prépayée relègue ainsi les vieux télescopes à pièces au rayon des antiquités. «Mis à part quelques tentatives, la technologie de la plupart des télescopes à pièces datent des années 30», précise M. Brie.
Les lots vendus par l’entreprise montréalaise comprennent généralement six télescopes. Leur coût est évalué, transport et installation compris, à 200 000$. Mais l’entreprise les offre gratuitement et garde en échange une partie des revenus générés par leur utilisation. «On estime notre «payback» à environ 18 mois», dit le président de l’entreprise montréalaise qui a participé à différents projets multimédias comme Indiana Jones et l’aventure archéologique ou pour le Musée Pointe-à-Callière.
Le déploiement du Tellscope en haut du Mont-Royal n’est toutefois pas pour demain. Les écrans tactiles sont beaucoup moins performants à l’extérieur à cause de la trop grande luminosité. Sans compter les risques de dégradation. Quant à la tour du Stade olympique, elle n’atteint pas le chiffre fatidique de 500 000 touristes par an. «Mais les dirigeants du Parc olympique semblent avoir la volonté de développer le site, alors on suit ça attentivement», conclut Vincent Brie.