Les coops d’habitation veulent se faire entendre
La question du logement social doit être au cœur de la campagne électorale municipale, estiment les coopératives d’habitation, qui convient les élus et candidats à la mairie à une première rencontre, ce samedi.
C’est au parc La Fontaine que les candidats des différentes formations sont invités à venir prendre le pouls des résidants des coopératives d’habitation, qui représentent plus de 20 000 individus à Montréal.
Pour l’instant, Benoit Dorais, responsable des projets d’habitation pour la Ville de Montréal, a confirmé sa présence. Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, et le candidat à la mairie, Marcel Côté, participeront aussi à l’événement.
«Avant d’être politique, c’est avant tout une grande fête pour souligner le 30e anniversaire de la Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal Métropolitiain (FECHIMM)», précise le chef des communications, Richard Audet.
Si le FECHIMM a convié les politiciens à se joindre aux festivités, c’est qu’il entend demander à ces derniers de prendre des engagements fermes. Deux enjeux sont prioritaires, explique M. Audet.
Premièrement, la Fédération juge que la Ville doit acheter des terrains vacants afin de se créer une banque pour le développement futur de projets coopératifs et communautaires. Deuxièmement, les futurs élus devront revoir la stratégie d’inclusion du logement social dans les projets immobiliers. «Pour qu’elle soit réellement efficace, la Stratégie doit devenir obligatoire, et avoir une définition claire de ce qu’on entend par logements abordables», dit M. Audet.
Adoptée en 2005, la stratégie d’inclusion de logements abordables incite les promoteurs privés, sans les obliger, à inclure 15% de logements communautaires (à prix modique) et 15% de logements privés abordables dans les projets résidentiels de 200 unités et plus.