Soutenez

La Maison du développement durable ouvre ses portes

Mercredi, à la veille de l’inauguration officielle de la Maison du développement durable (MDD), des travailleurs s’affairaient à mettre une dernière touche au bâtiment. Vêtus de casque de sécurité et de dossard, ils redirigeaient les curieux qui s’aventuraient dans le périmètre de sécurité. À l’intérieur, le bruits des perceuses résonnaient dans les oreilles des visiteurs. Tout semblait pourtant terminé dans ce décor immaculé.

«La maison est terminée à 99%, avoue le président de la MDD, Sidney Ribaux. Il y a encore quelques imperfections à corriger.»

Ayant pignon sur la rue Sainte-Catherine, tout juste à côté du Théâtre du Nouveau Monde dans le Quartier des spectacles, la MDD a été construite au coût de 27 M$. Elle a demandé neuf ans de préparation pour ficeler le budget, préciser les détails de sa conception et procéder à la construction.

«Ce qui a été le plus innovant, c’est le processus de conception, explique M. Ribaud. Une fois par semaine pendant six mois, on était une vingtaine d’architectes, d’ingénieurs, d’entrepreneurs et d’environnementalistes à discuter de la MDD. Il y a eu beaucoup de recherches pour atteindre les objectifs qu’on poursuivait.»

La MDD devait avant tout avoir recours à des technologies environnementales. Elle est ainsi dotée de fenêtres à triple vitrage et d’un système géothermique qui répond à 80% des besoins de chauffage de climatisation et de chauffage. Un toit vert a été aménagé sur le dessus du bâtiment et un mur végétalisé a été conçu non loin de la passerelle et de l’escalier faits de bouleau jaune récupéré dans les profondeurs de la baie Georgienne, en Ontario. Aucun stationnement intérieur n’a été construit dans le bâtiment afin d’encourager les modes de transport actifs.

«Comme environnementaliste, on aurait aimé avoir un site où on aurait pu tester le plus de technologies possibles, rapporte Sidney Ribaux. On voulait avoir des panneaux solaires et une éolienne sur le toit, mais les tests n’ont pas été concluants.»

Les technologies environnementales utilisées dans la MDD ont fait grimper la facture d’environ 15%, ce qui est très peu selon le président de la MDD compte tenu des économies qui seront réalisées. «On va économiser 64% de notre facture énergétique», a-t-il fait savoir.

Au cours de la conception, l’équipe de la MDD a fait plusieurs choix pour réduire les coûts de construction. Par exemple, sur le dessus du bâtiment, elle a choisi d’aménager une terrasse limitée afin d’éviter de devoir clôturer toute la surface du toit. C’est que le budget était restreint à 27 M$. La MDD prévoyait obtenir environ 3,5 M$ en subventions du gouvernement fédéral, mais celui-ci n’a jamais ouvert son portefeuille. «Il semble qu’on ne cadrait dans aucun programme», dit Sidney Ribaux. Résultat : autant Québec que la Ville de Montréal et les membres de la MDD ont dû allonger plus d’argent pour que le projet se réalise.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.