Un «die-in» contre la peine de mort imposée à Troy Davis
Une manifestation sous la forme de «die-in» s’est tenue samedi à Montréal pour réclamer la clémence envers l’Américain Troy Davis, qui doit être exécuté mercredi. La Coordination pour l’Abolition de la peine de mort d’Amnistie internationale Canada francophone avait invité les manifestants à se présenter devant le Consulat américain, au coin du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Alexandre.
Troy Davis, 43 ans, a été condamné à mort en 1991 pour le meurtre par balle d’un policier de 27 ans, Mark Allen McPhail, deux ans plus tôt à Savannah, Géorgie. Le 21 septembre 2011 sera la quatrième date d’exécution fixée depuis 2007. Les manifestants font valoir que des doutes subsistent quant à la culpabilité de Davis. Quelque 300 manifestations devaient avoir lieu aux États-Unis et ailleurs dans le monde alors que seul le Comité des grâces de Géorgie peut maintenant empêcher sa mort par injection létale.
«Depuis le procès de 1991, 7 des 9 témoins clés sont revenus sur leurs déclarations, un nombre de rétractations sans précédent dans le système judiciaire américain. Du point de vue des droits humains, l’évolution de l’affaire et le manque de certitudes rendent inacceptable une procédure avec pour issue la peine capitale», a fait valoir Amnistie internationale dans un communiqué.