Soutenez

Rosemont veut réduire ses déchets de 50 % d'ici trois ans

Convaincu que la population montréalaise a déjà intégré le compostage et le recyclage à son mode de vie, l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie a décidé de leur donner une place de taille, tant sur l’espace public qu’au sein des résidences privées.

Au cours des trois prochaines années, l’arrondissement dirigé par François Croteau souhaite devenir un leader en matière de réduction des déchets destinés à l’enfouissement.

Pour ce faire, l’administration compte installer des îlots de récupération dans tous les parcs de Rosemont–La Petite-Patrie ainsi que sur ses trois grandes artères commerciales, soit la promenade Masson, la Plaza Saint-Hubert et le boulevard Saint-Laurent.

«C’est un défi de taille de faire tout ça en trois ans, a concédé le maire François Croteau. Mais il faut le faire. Nous avons déjà commencé à installer des poubelles doubles, qui permettent de récupérer les déchets et les matières recyclables, sur le Plaza Saint-Hubert et le succès est incroyable. En deux semaines, nous avons constaté que les poubelles étaient pratiquement vides et que les bacs de récupération étaient pleins.»

À terme, l’arrondissement espère que l’installation de ces îlots de récupération permettra de réduire de 50 % les déchets produits dans l’espace public.

Le compostage sera également mis à profit afin de réduire la quantité de déchets envoyés dans les sites d’enfouissement. Après avoir distribué des bacs bruns, nécessaires à la collecte de matières putrescibles, aux ménages du secteur Angus, l’arrondissement élargira sa distribution aux ménages situés non loin du parc Molson et à ceux de La Petite-Patrie, à l’ouest de l’avenue Papineau.

«Dans trois ans, les secteurs devraient se rejoindre, ce qui nous permettra d’atteindre 21 000 adresses, a indiqué M. Croteau. À ce moment, près de 50 % des maisons de l’arrondissement produiront du compost.»

Grâce à ces nouvelles collectes de matières compostables, Rosemont–La Petite-Patrie espère se rapprocher de l’objectif de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, qui prévoit l’interdiction de l’enfouissement des résidus putrescibles d’ici 2020.

Uniquement cette année, l’arrondissement investira quelque 300 000 $ pour l’achat et l’installation d’îlots de récupération et pour l’achat et la distribution de bacs bruns. D’ici trois ans, près de 1M$ auront été investis dans ces mesures vertes.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.