Josée Duplessis affirme avoir fait son devoir de citoyenne
La présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Josée Duplessis, soutient avoir fait son devoir de citoyenne en alertant les autorités policières concernant une possible magouille qui a eu lieu dans l’arrondissement de Saint-Laurent lors du choix d’un site pour un centre de compostage.
«Après avoir tenté de convaincre, en vain, la personne qui m’a transmis [des éléments d’informations douteuses] de porter plainte aux autorités policières, il était de ma responsabilité de faire le signalement moi-même, a-t-elle indiqué vendredi par communiqué.
Le quotidien La Presse a rapporté vendredi que Mme Duplessis, a fait appel à l’Unité permanente anticorruption, à l’Escouade de protection de l’intégrité municipale ainsi qu’au contrôleur général au sujet d’un site dans l’arrondissement Saint-Laurent où doit être construit un centre de compostage. Elle soupçonnait l’ancien conseiller municipal, Saulie Zajdel, d’avoir représenté le propriétaire du terrain privé choisi par la Ville et d’avoir eu des «entretiens particuliers» avec l’ancien responsable de l’environnement de Montréal et maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa.
Mme Duplessis a de nouveau contacté l’ÉPIM en juillet pour souligner le fait que M. Zajdel a assisté à la première rencontre de négociation en vue de l’achat du terrain par la Ville de Montréal, d’après La Presse.
«Lorsque j’ai su que le dossier sur lequel les allégations pesaient devait être présenté au comité exécutif, j’ai demandé conseil aux autorités policières qui m’ont conseillée de laisser le dossier suivre son cours puisqu’il s’agissait, à ce moment là, que d’allégations, a fait savoir Mme Duplessis. Je répète que je n’ai fait que rapporter des allégations qui m’ont été transmises et qu’il s’agit du devoir de tous citoyens de faire un signalement dans ces circonstances.»
Josée Duplessis n’a pas voulu commenter davantage le dossier puisque des enquêtes policières sont en cours.