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Bulletin unique: la Fédération autonome de l'enseignement poursuivra la bataille

Le enseignants n’en démordent pas: le bulletin unique proposé par le ministère de l’Éducation est une aberration. Bien que la ministre Line Beauchamp ait pour le moment fermé la porte à tout débat, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) compte poursuivre la bataille cet automne.

«Ce n’est pas un bulletin unique, c’est un formulaire unique», a martelé lundi le président de la FAE, Pierre Saint-Germain, à l’occasion de la rentrée scolaire à la Commission scolaire de Montréal.

«Un bulletin unique devrait se traduire par l’évaluation des apprentissages de façon uniforme à travers le Québec, a-t-il ajouté. [Cependant], que je sois à Montréal ou dans le Bas-Saint-Laurent, les contenus des programmes ne sont pas uniformes, ce qui veut dire que l’évaluation n’est pas la même partout.»

La FAE dénonce également que les notes qui seront inscrits dans le bulletin ne rapportent pas clairement l’évolution de l’apprentissage des connaissances des élèves.

Le fédération, qui représente 32 000 enseignants, précise qu’elle avait réclamé un bulletin unique chiffré qui indiquerait les moyennes et l’évolution de l’apprentissage des connaissances, mais que le ministère a dénaturé sa proposition.

Comme la ministre, la Commission scolaires de Montréal et les comités de parents ne veulent plus débattre de la pertinence du bulletin unique. Ils veulent donner une chance au nouvel outil d’évaluation. Malgré le fait qu’ils soient isolés, les enseignants continueront à dénoncer le bulletin unique. La FAE rencontrera sous peu ses membres pour décider des actions qui seront entreprises au cours de l’année.

Pendant l’année 2011-2012, le syndicat enseignant aura aussi à l’œil les élèves en difficulté. Au terme de la dernière année scolaire, la FAE a conclu une entente avec le ministère de l’Éducation pour que les enseignants obtiennent davantage de soutien pour travailler avec les élèves en difficultés. Ceux-ci seront aussi intégrés dans les classes selon des balises précises, d’après l’entente. Celle-ci était assortie d’un budget de 32M$ étalés sur quatre ans.

La FAE compte s’assurer que les termes de l’entente seront respectés. «Ce qui nous préoccupe maintenant, c’est l’accès aux services, a fait savoir Pierre Saint-Germain. On a beau avoir de meilleurs formulaires de référence et plus de temps pour faire le suivi sur les plans d’intervention, au premier chef, il faut des services spécialisés pour s’occuper des enfants. Des orthophonistes et des psychologiques, ça ne poussera pas demain matin.»

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