Un an de délai pour BIXI au Tennessee
La clause Buy America fait barrage à BIXI au Tennessee. La ville de Chattanooga, à 200 km au sud de Nashville, devait implanter un réseau de 300 vélos en libre service le printemps dernier, mais la clause protectionniste retarde le projet d’un an.
À Chattanooga, on souhaitait financer ce projet de vélos en libre service grâce à une subvention gouvernementale de 2 M$. Or, la clause Buy America interdit l’octroi de subventions aux produits étrangers, alors que les vélos de BIXI sont fabriqués à Chicoutimi.
Selon le directeur des communications et du marketing de BIXI, Michel Philibert, la situation avait été semblable avec les contrats de Boston et de Washington. Pour contourner le problème, Alta Bicycle Share, la compagnie responsable de la commercialisation de BIXI en territoire américain, «a obtenu que les plateformes de stationnement assemblées à Montréal soient jugées suffisamment américaines pour être admissible à une aide gouvernementale», écrivait mercredi La Presse. Les vélos ne représentent que 15% du coût du système.
M. Philibert croit d’ailleurs que BIXI a toujours des chances de décrocher des contrats aux États-Unis puisque son principal compétiteur sur le territoire, la compagnie américaine B-Cycle, fait produire ses vélos en Chine.
Rappelons que BIXI lorgne actuellement des contrats à Chicago et Seattle.