Frères de Sainte-Croix pédophiles: le règlement à l'amiable est entériné
MONTRÉAL – Le règlement à l’amiable conclu entre la congrégation des
frères de Sainte-Croix et les victimes qui ont été agressées
sexuellement par certains de ses membres a finalement été entériné
mardi.
Le juge Claude Auclair, de la Cour supérieure, a ainsi donné son aval à
l’entente, qui prévoit notamment le versement d’indemnités de 10 000 $ à
250 000 $ par victime, selon la gravité des dommages subis, pour une
enveloppe maximale de 18 millions $.
Les gestes reprochés aux agresseurs ont été posés entre 1950 et 2001 au
Collège Notre-Dame de Montréal, entre 1950 et 1991 au Collège
Saint-Césaire, en Montérégie, et entre 1959 et 1964 à l’école Notre-Dame
de Pohénégamook, dans le Bas-Saint-Laurent.
De 85 qu’il était au départ, le nombre de victimes s’est gonflé à la
suite de l’annonce d’un règlement à l’amiable, pour atteindre maintenant
215.
En plus d’envoyer une lettre d’excuses à chacune des victimes, la
Congrégation de Sainte-Croix créera la Bourse René-Cornellier Jr., à la
mémoire de cet ancien élève du Collège Notre-Dame qui a été l’un des
premiers à dénoncer les abus dont il a été victime.
Un montant de 5000 $ sera ainsi versé annuellement pendant 20 ans à un
organisme caritatif ayant pour mission de venir en aide aux enfants.
Par voie de communiqué, le supérieur de la Province canadienne de la
Congrégation de Sainte-Croix, Jean-Pierre Aumont, s’est dit heureux de
ce dénouement qui, espère-t-il, permettra aux victimes de clore un
chapitre douloureux de leur vie.