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La Place Ville Marie souffle ses 50 bougies

La Place Ville Marie fêtera le 13 septembre ses 50 ans. Le coup d’envoi des festivités a eu lieu jeudi.

L’esplanade extérieure de la tour accueillera une nouvelle œuvre d’art pour marquer cet anniversaire. Le Québécois Nicolas Baier a remporté un concours lancé cet automne. Son Autoportrait, réalisé en collaboration avec l’architecte Gilles Saucier, sera un pont entre la Place Ville-Marie de 1962 et celle que nous connaissons aujourd’hui.

Présentée dans un écrin de verre, «une bulle de pensée» pour reprendre les mots de M. Baier, l’installation regroupe les objets usuels d’une salle de réunion, dans des versions tour à tour rétro ou très contemporaines. Le tout sera abandonné, «comme si les utilisateurs étaient en pause». Ultime hommage aux visionnaires, une réplique des lunettes de Ieoh Ming Pei trôneront sur la table. Son inauguration est prévue pour le 13 septembre. «Mon projet est un clic sur un concentré d’époque, raconte l’artiste. Un autoportrait de la Place Ville Mairie pour célébrer son 50e anniversaire.»

L’œuvre rejoindra celle de Gerald Gladstone, Female, installée en 1972 pour fêter les 10 ans du bâtiment.

En plus de cette sculpture commémorative, la Place Ville Marie et Via Rail lancent le projet Capsule vision d’avenir. Grand public et personnalités seront invités à laisser leurs souvenirs liés au lieu et leurs espoirs pour son avenir. Le concours sera lancé en avril et sera accompagné d’expositions dès mars.

«Cette tour fut un défi de taille», a souligné Dany Gauthier, directeur principal de Place Ville Marie. Il faut dire que les plans originelles étaient ambitieux: faire de ce projet, la tour Eiffel montréalaise, du moins un lieu représentatif comme le Rockefeller center ou la place Saint-Marc de Venise.

Les architectes Henry N. Cobb et Ieoh Ming Pei, assisté de l’ingénieur Roger Nicolet ont supervisé sa construction. «Je suis fier d’avoir participé à une telle entreprise, affirme M. Nicolet. La Place Ville Marie a marqué un tournant dans l’urbanisme et l’architecture. A l’époque, les outils informatiques étaient archaïques et je devais aller à Washington avec mon baluchon de carte perforées pour effectuer mes calculs.»

Depuis son origine, la Place Ville Marie est l’objet de tous les records puisqu’elle est née de la rivalité féroce à qui s’élèvera le plus haut. L’immeuble cruciforme de 47 étages n’a que huit mètres de hauteur de moins que le mont Royal et il est considéré comme le 3e point culminant de la ville. Prouesse technique, il est traversé par les trains qui partent de la gare centrale.

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