Environnement

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain appuie les projets d’oléoducs

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain demande à Québec d’approuver les projets d’oléoducs qui sont présentement sur la table. L’inversion du flux du pipeline Enbridge et la transformation du gazoduc de TransCanada Pipelines en oléoducs permettraient de sécuriser les approvisionnements en pétrole et stimuleraient l’économie de Montréal, d’après l’organisation montréalaise.

Devant la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, qui s’est arrêtée mercredi à Montréal, le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, a insisté sur la nécessité de faire preuve de pragmatisme en disant que le pétrole fera partie des sources énergétiques du Québec pour encore de nombreuses années.

«Il est illusoire de croire que notre économie peut se départir des hydrocarbures fossiles à court et à moyen terme», a affirmé M. Leblanc.

Le président de la chambre de commerce a également indiqué que Montréal pourrait profiter d’un approvisionnement stable en pétrole à un prix concurrentiel. Il a notamment évoqué le Port de Montréal et la raffinerie Suncor, qui se trouve dans l’est de Montréal.

La diversification du portefeuille énergétique du Québec et l’harmonisation des politiques gouvernementales avec la future politique énergétique, dont le dépôt est prévue en 2014, font également partie des recommandations de l’organisation d’affaires.

La Fondation David Suzuki réclame de la cohérence
Le gouvernement du Québec doit faire preuve de cohérence concernant les enjeux énergétiques, a indiqué de son côté la Fondation David Suzuki, qui s’est présenté jeudi devant la Commission des enjeux énergétiques du Québec.

«Le Québec ne peut plus prétendre soutenir la réduction des émissions de GES et l’efficacité énergétique tout en consacrant 85% de ses investissements en transport dans le réseau routier, contre 15% seulement dans les transports collectifs. C’est une question de cohérence», a dit le directeur général de la fondation, Karel Mayrand.

M. Mayrand a également constaté que la cible de réduction des émissions de GES du Québec sera bientôt hors de portée si des mesures ambitieuses ne sont pas prises dès maintenant. Il s’est dit inquiet du retard pris par le Québec à cet égard et demande la publication du nouveau plan d’Action sur les changements climatiques 2013-2020.

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