Montréal
08:00 1 janvier 2014 | mise à jour le: 1 janvier 2014 à 11:04 temps de lecture: 3 minutes

Des puces électroniques dans les bibliothèques montréalaises

Des puces électroniques dans les bibliothèques montréalaises
Photo: Yves Provencher/Métro

D’ici trois ans, les quatre millions de documents de toutes les bibliothèques de la Ville de Montréal seront munis de puces électroniques. Voici un portrait des implications de ce nouveau système pour le public.

Le «puçage»
Dans les locaux de la Direction associée – Bibliothèques, dans le quartier Saint-Michel, des employés s’affairent présentement à apposer des puces électroniques sur toute la collection de la nouvelle bibliothèque Marc-Favreau, qui ouvrira ses portes en décembre.

Les puces, qui contiennent un identifiant et diverses données sur chaque ouvrage, sont intégrées dans de petits autocollants rectangulaires blancs apposés sur les troisièmes de couverture des livres. Cela fonctionne selon le même principe qu’une carte à puce de la STM.

La bibliothèque sera l’une des premières de l’île à adopter ce système, après celles de Pierrefonds, de Roxboro et la bibliothèque du Boisé dans l’arrondissement de Saint-Laurent. «Les bibliothèques sont un important champ d’expérimentation pour les nouvelles technologies», estime Louise Guillemette-Labory, directrice associée des Bibliothèques de Montréal.

Des bornes populaires
Un saut à la bibliothèque du Boisé de Saint-Laurent permet aux usagers de faire l’expérience du nouveau système. Ils peuvent notamment emprunter leurs livres aux bornes d’autoprêt. Il leur suffit de scanner leur carte d’abonné, d’entrer leur mot de passe et de déposer leurs livres sur la plateforme prévue à cet effet. Un reçu s’imprime ensuite, ce qui permet de vérifier que la transaction s’est effectuée correctement.

«Jusqu’à présent, les bornes sont utilisées par 60% de la clientèle, ce qui est beaucoup plus que ce qu’on a prévu», affirme Andrée Tremblay, chef de la division Cultures et bibliothèques de l’arrondissement de Saint-Laurent. Mme Tremblay assure que cette technique permet de faire diminuer le temps d’attente pour effectuer un prêt. Par ailleurs, rien ne sert de partir en douce avec un livre, la puce fera sonner le système de sécurité à la sortie.

Tri robotisé
Un robot de tri, le premier du réseau des bibliothèques de Montréal, permet de faire gagner en efficacité le processus de remise en rayon des livres à la bibliothèque du Boisé.

Après que les utilisateurs aient glissé leurs livres dans la chute dite «intelligente», qui ressemble à un guichet automatique, la puce détectée permet à la machine de les acheminer vers sept bacs différents : jeunes, multi-média, adulte, nouveauté, etc.

Les employés peuvent ensuite ramasser les livres et aller les disposer dans la bonne section de la bibliothèque.

Robot de tri bibliothèque

Des employés plus attentionnés
L’utilisation de machines pour effectuer certaines tâches n’entraînera aucune coupure de personnel dans les bibliothèques, assure Louise Guillemette-Labory, directrice associée aux Bibliothèques de Montréal. «Il nous manque 500 travailleurs pour atteindre la moyenne des grandes villes canadiennes en terme de nombre d’employés par habitant dans les bibliothèques, alors on a besoin de tout notre monde», souligne Patrick Bianki, bibliothécaire. Il est l’un de ceux qui ont formé les plus de 1000 employés à servir la clientèle avec ces nouvelles technologies. «Le personnel libéré de tâches routinières pourra offrir davantage de services d’accueil, de conseils et d’accompagnement», croit Mme Guillemette-Labory.