Le projet-pilote de Communauto empiète sur d’autres modes de transport
Le nouveau concept d’auto-partage testé sur le Plateau est un succès, même s’il a empiété sur le transport en commun et le taxi, selon Communauto.
Selon les données présentées jeudi, les utilisateurs d’Auto-Mobile ont parcouru en moyenne 6,3km pour une durée moyenne de 48 minutes, surtout pour faire quelques courses. Le service a remplacé l’utilisation du transport en commun dans 28% des cas, le vélo dans 13% des cas, le taxi dans 11% des cas et l’utilisation de l’auto pour 4%.
«Il y a un potentiel de cannibalisation, convient Marco Viviani, porte-parole de Communauto, mais sur plus long terme dans les villes qui l’ont déjà, cela donne des résultats probants.» Communauto recommande que ce service soit offert en mode électrique pour éviter d’encourager des technologies polluantes.
Lancé en juin, le système baptisé Auto-Mobile permet de louer à la minute une auto électrique sans réservation, tout en offrant la possibilité de la laisser à un endroit différent. Environ 300 utilisateurs ont utilisé le service qui nécessite un enregistrement préalable sur Internet, une carte OPUS pour débloquer l’auto et un téléphone intelligent pour la localiser.
Plusieurs arrondissements tels que Rosemont, Outremont ou Ville-Marie sont intéressés. Ils vont bientôt adopter des motions permettant l’émission de vignettes de stationnement permettant aux véhicules en autopartage de se garer dans n’importe quelle zone réservée. «Ça nous force à sortir publiquement nos données très rapidement alors qu’elles ne sont pas toutes compilées», admet M. Viviani.
Communauto demande à la Ville de fixer des normes élevées pour les entreprises telles que Car2go intéressées à offrir un tel service sur le territoire montréalais. «On ne craint pas que de nouvelles entreprises viennent nosu concurrencer, au contraire cela créerait une synergie. On craint plutôt les projets reposant sur l’auto à essence. Comme l’auto en libre service cannibalise quelque peu des modes de transport plus écologiques, on croit que la Ville devrait dans un premier temps rréserver les vignettes universelles aux autos électriques», a déclaré Benoit Robert, président fondateur de Communauto.
Les principaux candidats sot=nt tous en faveur du développement de l’autopartage. Néanmoins Denis Coderre s’est déclaré contre le développement d’un éventuel réseaux d’autos en libre-service sans réservation tel qu’Auto-Mobile.