Une «météo» de l’humeur politique
Les Québécois ont une attitude «constructive et enthousiaste» en ce qui a trait aux élections municipales du 3 novembre.
C’est du moins ce que démontre l’indice de l’Institut du nouveau-monde (INM), qui traque les conversations publiques sur Twitter, les blogues et les sites d’actualités, pour ensuite calculer l’humeur générale de l’électorat.
Les résultats sont ensuite publiés sur le site 6 millions de X, sous forme de «conditions météorologiques» actuelles de l’atmosphère des conversations politiques. Les usagers peuvent voir en temps réel l’évolution de l’humeur des internautes, qui réagit au gré des nouvelles. Par exemple, l’indice «cynique» a grimpé vers la fin de la semaine dernière, quand l’affaire des appels automatisés a attisé les discussions.
Cette semaine, par contre, l’humeur politique serait plutôt positive, selon l’indice.
«Les conversations qui se déroulent sur les sites web et dans les réseaux sociaux, pour le moment, sont plutôt constructives et enthousiastes, observe le directeur général de l’INM, Michel Venne. On parle beaucoup des candidats eux-mêmes, et les gens témoignent de leurs appui pour leurs candidats favoris.»
L’algorithme derrière l’indice, qui sillonne, à l’aide de 20 mots-clé, les discussions digitales sur 195 comptes Twitter et quelque 90 sites web médiatiques, répertorie aussi le contenu des discussions.
C’est ainsi que l’indice INM peut déterminer que l’environnement, le développement et les questions de démocratie figurent parmi les sujets chauds de l’heure. Fait-surprise : la construction, au cœur des allégations de copinage et de collusion, reste bon dernier dans le palmarès, étant signalé dans 0 % des discussions.
«C’est clair qu’il y a une corrélation entre ce qui se passe dans l’actualité politique et les sujets de discussions sur les réseaux sociaux, commente M. Venne. La question de la construction et de la corruption, on en a beaucoup parlé, mais les candidats eux-mêmes évitent peut-être de ressasser ces histoires.»