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Dernière manche télévisée corsée entre les candidats

Photo: PHILIPPE-OLIVIER CONTANT/AGENCE QMI

Les quatre principaux candidats à la mairie ont fait feu de tout bois pour le dernier des trois débats sur LCN. Dans un contexte où tout est encore possible, les quatre chefs n’ont pas hésité à jouer des coudes. Il ne leur reste que quatre jours pour convaincre.

  • Bergeron plaque Côté

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron a servi rapidement une solide mise en échec à Marcel Côté. «Allez-vous demander la démission de Domenico Moschella, un de vos candidats dans Saint-Léonard, qui avait dû quitter la campagne en 2001, éclaboussé par un cas de fraude électorale? », a lancé M Bergeron.

Mis sur la défensive, M. Côté a accusé le coup et concédé qu’il «ferait vérifier cela et qu’il reviendrait là-dessus jeudi matin».

Les 30 minutes suivantes ont été moins vibrantes. On y a parlé d’infrastructures, de taxes, de charte, de langue, d’itinérance, de Turcot, de péages, les deux adversaires s’échangeant la rondelle sans parvenir à scorer.

Ironiquement, c’est finalement le préfet de discipline, Pierre Bruneau, qui a mis les deux candidats dans les cordes. Car quand il fut question de chiffrer leurs promesses, on a assisté à du patinage pas très artistique. Après quelques tergiversations, M. Bergeron a indiqué que le programme de Projet Montréal coûtera 100M$ à la Ville, si Québec alloue mieux ses budgets. Pour Marcel Côté, la facture se situerait autour de 25M$, sans plus de précision.

Fin de la période, on change les joueurs sur la glace.

  • Joly pilonne Coderre

«Face à face Montréal 2013», le débat en vue des élections municipales.
Le match entre Mélanie Joly et Denis Coderre était le plus prometteur de la soirée, les deux adversaires ayant un certain talent pour les phrases assassines.

Dès la première période, la jeune avocate-relationniste a administré un solide plaquage contre la bande à l’ancien député fédéral. «Monsieur Coderre n’a pas la crédibilité pour contrôler la corruption, il est allé chercher des gens et leurs équipes qui étaient là quand la corruption florissait», a-t-elle déclaré. M. Coderre qui avait vu venir le coup a jeté les gants et dénoncé le manque de rapidité de Mme Joly à dénoncer ses candidats problématiques. Le dernier en date, Tomasso Di Paola, candidat dans Saint-Léonard Est, est suspecté de violence conjugale.

Mme Joly refuse pour l’instant de le lâcher et a répondu du tac au tac. «Vous, quand vous avez eu le même problème avec Mme Rouleau, je ne l’ai pas attaquée ou trainée dans la boue», a-t-elle rétorqué.

Les autres thèmes de la soirée ont tous permis de constater que les deux candidatures sont aux antipodes. Expérience contre nouveauté, banlieue contre ville, flamboyance contre réalisme.

Mme Joly évalue ses promesse à 300M$, le coût de ses 19 lignes de Système rapide par bus. M. Coderre a refusé de chiffrer ses promesses.

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