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Un nouveau financement pour décontaminer les sols

Un regroupement de spécialistes en environnement ont dévoilé mardi un nouveau modèle de financement pour la décontamination des sols, où les municipalités seraient appelées à contribuer, et non plus juste le gouvernement du Québec.

«Il y a des milliers de sites contaminés en plein cœur des villes du Québec», a déclaré Robert A. Dubé, président du Réseau Environnement, qui représente près de 3000 experts en technologies environnementales. «Ces sites pourraient être habités en plus de générer des revenus fonciers, il faut revoir les incitatifs financiers pour que les promoteurs se lancent», croit-il.

Ce dernier espère bien convaincre le ministère de l’Environnement d’intégrer son modèle au programme de subventions actuel, qui arrive à échéance en 2015. En clair, ce modèle propose que les villes soutiennent les projets de réaménagement de sites délaissés en mettant dans un fonds de 300 millions les taxes foncières générées par ces projets, durant les 5 premières années.

C’est pratiquement un programme autofinancer, la Ville n’a rien à débourser et les contributions de Québec et des promoteurs sont diminuées, explique le chercheur Daniel Gill, qui a piloté l’étude menant à la proposition. «À long terme, la municipalité est gagnante, puisque, sans investissement, elle encourage l’aménagement d’unités d’habitation ou de commerces, qui vont lui rapporter des revenus fonciers pour des décennies», ajoute-t-il.

Au cabinet du ministère de l’Environnement, on indique que «ce modèle est intéressant», mais que la proposition «d’assurer une mise de 300 millions de dollars est difficile dans un contexte budgétaire restreint».

Deux groupes en faveur du modèle

«Cette mesure économique permettrait enfin d’encourager la densification urbaine, en incitant le développement dans les villes. En ce moment, le modèle économique ne fait que favoriser l’achat par les promoteurs de terrains agricoles en banlieue et résulte en un étalement, qui augmente l’utilisation de la voiture.» -Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki

«Nous sommes très enthousiastes face à ce fonds, nous croyons qu’il pourrait motiver la décontamination et le développement de beaucoup de sites de l’Est de la Ville, qui en ont grandement besoin.» -Muryel Paquin, vice-présidente du développement durable pour la Chambre de commerce de l’Est de Montréal

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