Rosemont est fier de sa lutte contre les îlots de chaleur
L’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie s’est félicité jeudi, du bilan de sa première année de lutte contre les îlots de chaleur. Par exemple, plus de 300 toitures réfléchissantes ont été installées depuis l’entrée en vigueur du règlement, il y a un an.
Cet accroissement de toits blancs permettrait la réduction de 3 000 tonnes de CO2 chaque année. Pour arriver à cette conclusion, l’arrondissement met en avant qu’un toit réfléchissant de 100 mètres carrés compenserait l’émission de 10 tonnes de CO2.
Par ailleurs, l’arrondissement constate le verdissement de 21 057 mètres carrés soit l’équivalent de cinq terrains de football. Le règlement adopté par l’arrondissement prévoit, en effet, que 20 % de la superficie des terrains nouvellement construits doit désormais être recouvert de verdure.
Enfin, les stationnements ont été repensés pour réfléchir la chaleur et favoriser les écoulements d’eau de pluie. «Ce sont les premières mesures que nous avons voulu porter car les ilots de chaleur sont un problème majeur en milieu urbain, insiste François William Croteau, maire de Rosemont-La Petite-Patrie. Il fallait refaire au plus vite le plan d’urbanisme pour venir à bout du problème.»
Depuis la mise en place des mesures dans Rosemont-La Petite-Prairie, les arrondissements de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension lui ont emboité le pas.
Un exemple de réussite
Selon la mairie d’arrondissement, le collège de Rosemont est l’une des plus grande réussite du projet. Le collège est un précurseur puisqu’il a installé un toit végétal de 7 000 pieds carrés dès 2007. «C’est très peu d’entretien, affirme Roxanne Miller, responsable de l’entretien du toit végétal du Collège de Rosemont. Nous montons sur le toit 5 à 6 fois par an pour désherber, mettre de l’engrais et irriguer si besoin.» Le coût d’installation d’un pied carré de toit végétal est de 16 $.