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Congrès à Montréal sur la météo du futur

Photo: Métro

Un millier de météorologues internationaux seront à Montréal du 16 au 21 août. Pas pour parler de la pluie et du beau temps, mais pour penser à quoi pourrait ressembler la météo du futur. Entrevue avec Michel Béland, coprésident du comité d’organisation.

ACTU Michel BélandDe quoi va-t-on parler à ce congrès?
De beaucoup de choses. Mais le sujet principal consistera à voir comment améliorer les prévisions météorologiques à court et long terme. On a aussi ciblé le secteur du grand public et le secteur socioéconomique pour voir comment on peut, par exemple, coupler les données météorologiques avec les besoins du secteur des barrages, de l’industrie éolienne, du transport, du tourisme ou des assurances, dans un contexte de risques climatiques accrus. Les modèles climatiques prévoient une augmentation des fortes pluies comme un accroissement des périodes de sècheresse. La demande pour des prévisions plus précises ira donc en augmentant. Actuellement, on gagne une journée de prédictibilité tous les 10 ans.

Est-on désormais capable de contrôler les nuages?
En tant que membre de l’Organisation météorologique mondiale, j’ai siégé sur un comité chargé d’évaluer les différents projets de bonification du temps. La technique la plus utilisée consiste à lancer des capsules qui vont disperser des molécules d’iodure d’argent pour accélérer la formation de gouttelettes d’eau et éviter la grêle. Le même genre de technique a été tenté à Pékin pour éviter qu’il ne pleuve au-dessus des sites de compétition pendant les Jeux olympiques.

«Une soixantaine de pays tentent actuellement d’agir sur la météo. C’est un secteur qui se chiffre en milliards de dollars, mais le taux de réussite est relativement marginal. Dans 90% des cas, il n’y a pas de preuves scientifiques claires de succès.» – Michel Béland

Quel pays dispose du meilleur service de météo?
Pour être capable de faire des prévisions à long terme, il faut analyser la situation du temps partout dans le monde, car les systèmes se déplacent très rapidement. Il y a dans le monde une dizaine de centres capables de réaliser ce type de calculs partout sur la planète. Ces centres échangent ensuite leurs prévisions au bénéfice de tous. Donc, tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) offrent en général des services météorologiques comparables en terme de diversité et de qualité des prévisions. Mais celui qui obtient les résultats les plus fiables est le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme. Viennent ensuite les Britanniques. Le Canada est actuellement troisième. Ce n’est pas si mal, compte tenu de nos moyens!

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