Montréal

Le Horse Palace en situation précaire fait appel au public

L’une des plus anciennes écuries urbaines en Amérique du Nord est en piteux état et demande l’aide du public pour l’aider financièrement dans sa reconstruction.

À travers les constructions de Griffintown, le Horse Palace, qui abrite depuis de nombreuses années les chevaux de caléchiers du Vieux-Montréal, est en activité sans interruption depuis 1862.

Il montre maintenant des signes de vieillesse et menace de s’effondrer. «La structure est en mauvais état, et un arbre centenaire juste à côté pousse le bâtiment de l’écurie vers les voisins», mentionne Juliette Patterson, présidente de la Fondation du Horse Palace de Griffintown qui a pour mission de mettre en valeur ce site historique près du canal de Lachine.

L’organisme a lancé lundi une campagne de financement le site Indiegogo afin de récolter d’ici le 1er octobre 45 000$ pour payer une partie de la reconstruction de l’écurie qui devrait débuter en 2015. Mis à part quelques réparations temporaires, l’écurie n’avait jamais eu droit à de sérieuses réfections.

«Il y a une date limite de temps, alors ça motive tout le monde. D’ailleurs, le temps presse. Ce n’est pas dangereux, mais ça pourrait le devenir», avoue Mme Patterson.

Héritage Montréal, qui avait placé le Horse Palace sur sa liste des sites emblématiques menacés en 2012, se réjouit de cette initiative. «Il est un témoin de l’importante présence du cheval en ville. Les chevaux circulent dans le secteur et lui confèrent une ambiance particulière», avait alors fait valoir Héritage Montréal, qui craignait les pressions exercées par le développement immobilier sur ce site patrimonial.

Mme Patterson indique que l’état de l’écurie commence à limiter les activités et les dons à l’organisation. «Certains se demandent pourquoi ils nous feraient un don pour garder des installations qui sont vétustes», regrette la présidente de la fondation.

Le site du Horse Palace, ouvert aux visites du public, doit maintenant élargir la profondeur du bâtiment et la hauteur du plafond de l’écurie pour offrir plus de confort à ses trois chevaux, tout en gardant le cachet d’antan.

Alors que la réglementation municipale ne permet pas normalement d’héberger des chevaux sur l’Île de Montréal, l’organisation souhaite surtout éviter de perdre leur droit acquis obtenu grâce à l’utilisation en continu des chevaux depuis 150 ans.

À plus long terme, la fondation entrevoit également d’ouvrir un deuxième bâtiment et offrir des activités de zoothérapie au public.

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