Montréal

Art public: Montréal attend Québec pour sa politique du 1%

La Ville de Montréal attend toujours après le gouvernement du Québec pour créer un règlement municipal semblable à la politique du 1% en art public.

Actuellement, si la construction d’un bâtiment de plus de 150 000$ reçoit une subvention du gouvernement provincial, les promoteurs sont assujettis à cette politique et doivent accorder l’équivalent d’1% du budget de réalisation à la création d’une œuvre d’art publique.

«Ça fait 2 ans qu’on veut absolument adopter notre règlement municipal du 1%», assure Francyne Lord, chef de section de l’art public à la Ville de Montréal. Manon Gauthier, responsable de la Culture au comité exécutif, confirme également que la Ville est en réflexion sur le sujet.

Ainsi, la construction de bâtiments municipaux, comme les casernes de pompiers ou les piscines, au-delà d’un coût prédéterminé, serait assujettie à cette politique pour la création d’une œuvre d’art publique. Présentement, les bâtiments municipaux n’ont pas cette obligation, bien que certains arrondissements en font la demande.

Mais le gouvernement du Québec en est à revoir sa politique du 1%. La Ville choisit donc d’attendre les conclusions du ministère avant d’aller de l’avant.

«On est en plein dans la réflexion. Mais pour être responsable, il faut attendre de voir ce que Québec adoptera, pour qu’on puisse arrimer notre politique à [la leur]», a affirmé à Métro Mme Gauthier.

Une porte-parole au ministère de la Culture a confirmé à Métro que la révision de cette politique était toujours en cours, mais qu’il est impossible de savoir à quel moment les modifications seront adoptées.

«Nous, on sait ce qu’on veut faire, mais si on l’adopte, et que ce n’est pas compatible avec Québec, il faudra le modifier», ajoute Mme Lord, qui indique que les élus devront trouver un moyen de conjuguer les deux politiques dans le cas où un bâtiment municipal reçoit une subvention provinciale.

Au final, cette politique municipale pourrait augmenter le nombre d’œuvres d’art dans les quartiers résidentiels. «On veut amener l’art près du citoyen, et le meilleur moyen, c’est par les bâtiments d’arrondissements», conclut Mme Lord.

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