Stationnement: résidants et commerces soutiennent le Sud-Ouest
Les associations citoyennes et commerciales du Sud-Ouest soutiennent l’arrondissement dans sa volonté de créer de nouvelles zones dédiées aux vignettes de stationnements pour résidants ou entreprises, bien que cette mesure doit être modulée, selon eux.
En réaction à la réforme sur le financement des arrondissements, qui redonne à la Ville toute la compétente du stationnement, le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais, a confié à Métro vouloir miser sur la créations de zones à vignettes pour conserver une partie des revenus reliés au stationnement.
«Nous ne sommes pas loin de l’entrée de Montréal, avec le pont Victoria. Beaucoup d’automobilistes se stationnent dans le secteur puis prennent le métro vers le centre-ville. Cela empêche les citoyens du quartier de se stationner», déplore Vincente Perez, coordonnateur de la Coalition de la Petite-Bourgogne. Il croit que ces vignettes réservées aux résidants permettraient ainsi de préserver certaines places pour les gens du secteur.
«Aussi, ce serait bien de pouvoir conserver un peu d’argent dans l’arrondissement qui en arrache. Nous avons beaucoup d’infrastructures, mais elles sont désuètes, alors il faut les revamper», ajoute-t-il pour reprendre un argument du maire Dorais.
Il croit tout de même que certains résidants pourraient critiquer cette mesure, n’étant pas habitués de payer autant pour se stationner.
Du côté du regroupement commercial Quartier du Canal, on rappelle que la création de zones de vignettes est une de leur demande pour offrir plus de possibilités aux employés des commerces de se stationner à proximité.
«Mais il faut aussi des parcomètres, parce que ce sont les parcomètres qui favorise le taux de roulement des consommateurs. L’arrondissement ne remet pas ça en question, d’ailleurs», assure Paul-Émile Rioux, président du Quartier du Canal.
M. Rioux croit donc qu’un principe de «mixité» entre les vignettes et les parcomètres sur les artères commerciales du secteur, comme les rues Notre-Dame, Ottawa et Williams, qui sont d’ailleurs visées par le maire Dorais, est nécessaire.
Les deux regroupements estiment que l’arrondissement devra rencontrer les associations du secteur pour les consulter sur le sujet.