Les panneaux publicitaires à l’amende sur le Plateau
Les amendes ont commencé à pleuvoir pour les gestionnaires de grands panneaux publicitaires désormais illégaux sur Le Plateau. Depuis février, l’arrondissement a distribué pour plus de 75 000$ d’amendes aux compagnies exploitants (CBS, Pattisson, et Astral Média), ainsi qu’aux propriétaires des différents emplacements où se trouvent ces panneaux.
Le montant des amendes varie entre 484$ pour les particuliers et 966$ pour les entreprises qui avaient un an pour se conformer au règlement adopté en décembre 2010. Ces dernières contestent en justice la validité de ce règlement. «L’industrie est généralement prête à collaborer dans des cas particuliers, mais là c’est carrément idéologique», clame Jeannot Lefebvre, porte-parole du Regroupement de l’industrie de l’affichage extérieur au Québec (RIAEQ).
Le RIAEQ clame que ces panneaux ont été installés légalement. «La Loi sur l’aménagement et l’urbanisme donne à l’arrondissement le pouvoir de régir, mais pas celui de bannir», ajoute M. Lefebvre qui pense que l’arrondissement devrait dépenser son énergie et l’argent des contribuables de meilleure façon.
Du côté de l’arrondissement, on se dit confiant de la validité du règlement municipal. «Il n’y a jamais eu autant de manières de faire passer un message publicitaire, que ce soit sur les bus, les abribus, les taxis etc…», rétorque Alex Norris, élu de l’arrondissement. Selon lui, les panneaux publicitaires géants sont «un anachronisme, digne d’une époque révolue» et «une source de pollution visuelle». Ils cite l’état du Maine et de la ville de Sao Paulo qui encadrent sévèrement leurs installations quand ils ne les ont carrément pas bannis.
Jusqu’ici le règlement de l’arrondissement n’a pas eu l’effet escompté, puisque le nombre de ces panneaux n’est passé que de 45 à 43 et que les amendes n’ont peu ou pas été payées. L’arrondissement n’indique pas si une deuxième vague d’amendes pourrait suivre. «On ne dévoile pas nos stratégies, mais c’est une possibilité», conclut M. Norris.
Pour l’Instant la date des auditions en Cour supérieure n’a pas encore été établie. Un jugement n’est pas attendu avant plusieurs mois.
Et le respect des autres règlements ?
- Les camions publicitaires n’ont pas le droit de circuler dans le centre-ville.
- Il n’est pourtant pas rare d’en voir à proximité du centre Bell les soirs de match
- Des camions de déménagement stationnés exprès sur la rue Notre-Dame pour faire de la pub déguisée