Une nuit de vandalisme contre les ministres libéraux
Une vague de vandalisme a touché les bureaux montréalais de plusieurs ministres québécois, dans la nuit de dimanche à lundi.
Pour le moment, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) déclare ne pas avoir de pistes. La peinture rouge retrouvée sur les lieux est pourtant vue comme un indice et les yeux se tournent du côté des étudiants en grève. Les mots «Justice sociale» ont d’ailleurs été retrouvés sur l’une des portes vandalisées.
Dans la nuit de dimanche à lundi, les bureaux des ministres Jean-Marc Fournier, Marguerite Blais, Lise Thériault et Raymond Bachand ont été la cible d’actes de déprédation.
Le premier incident est survenu à 3 h, boulevard Marcel-Laurin dans l’arrondissement de Saint-Laurent. Le bâtiment touché, qui abrite les bureaux de comté du ministre de la Justice, a eu ses fenêtres cassées par des jets de bouteilles.
Un quart d’heure plus tard, ce fut le tour de l’édifice du ministère des Aînés, rue Saint-Jacques, dans l’arrondissement du Sud-Ouest, d’être recouvert de peinture rouge.
À 3 h 35, les fenêtres des bureaux de la ministre du Travail, rue Beaubien Est, dans l’arrondissement d’Anjou, ont été brisées en même temps que celle d’un immeuble résidentiel voisin.
Enfin, à 4 h du matin, les locaux du ministre des Finances Raymond Bachand, à l’angle du chemin Côte-des-Neiges et de la rue Édouard-Montpetit ont, à leur tour, été visés.
Les organisations étudiantes ont déploré ce genre d’actions et s’en sont publiquement dissociés.