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L’Insectarium continue sa mue

Descendre sous terre pour voir des insectes travailler, se mouiller (un peu) afin d’explorer la biodiversité marine et regarder le monde avec les yeux d’un insecte. Telles sont quelques unes des idées lancées lors du Living Lab organisé en début de semaine par l’Espace pour la vie de Montréal, un remue-méninges réunissant biologistes, muséologues, architectes et artistes de calibre international.

«Il faut réfléchir au musée de demain, son rôle et sa place dans la ville, comment il doit interagir avec les citoyens pour rapprocher ces derniers de la nature», explique Charles-Mathieu Brunelle, directeur d’Espace pour la vie, qui compte miser sur l’immersion. «L’idée générale derrière tout cela c’est de montrer à l’humain qu’il est un morceau de nature et qu’il ne pourra vivre sans elle», précise Gilles Bœuf, président du Muséum national d’histoire naturelle à Paris.

«Il faut l’amener à comprendre par exemple que l’humain et les animaux qu’il utilise pour son propre compte comme les chiens, les vaches, les cochons, représentent 90% du poids des 5000 espèces présentes sur la planète. Lui expliquer que l’activité humaine arrache 1000 fois plus de sédiments que l’érosion naturelle et les tempêtes et qu’il doit donc réfléchir aux concepts d’harmonie et de partage», ajoute-t-il.

Les résultats de ce brainstorming commenceront à se faire sentir d’ici 2014, alors que le projet Métamorphose de l’Insectarium deviendra réalité.

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