Montréal
13:25 18 décembre 2014 | mise à jour le: 18 décembre 2014 à 13:52 temps de lecture: 4 minutes

Pierre Karl Péladeau pose ses valises dans Rosemont–La Petite-Patrie

Pierre Karl Péladeau pose ses valises dans Rosemont–La Petite-Patrie
Photo: Collaboration spéciale

Que les résidents de l’arrondissement ne s’étonnent pas s’ils croisent désormais Pierre Karl Péladeau sur la Plaza Saint-Hubert. Le candidat à la direction du Parti québécois (PQ) vient d’ouvrir son local de campagne dans La Petite-Patrie. Le Journal de Rosemont–La Petite-Patrie est allé à la rencontre de celui qui domine dans les intentions de vote.

Ne cherchez pas les raisons qui ont fait atterrir Pierre Karl Péladeau sur la rue Saint-Hubert, il n’y en a pas vraiment. «C’est mon équipe qui a choisi, mais je suis heureux de me retrouver ici. Ce n’est pas très loin de la maison et puis c’est très central. D’ailleurs, je prenais le métro pas très loin d’ici, à Rosemont, quand j’étais jeune», raconte le candidat à la direction du PQ.

Le député de Saint-Jérôme est le dernier des six candidats en lice à s’être officiellement lancé dans la course à la succession de Pauline Marois. Une annonce faite fin novembre et jugée «tardive» par certains.

«Cela m’apparaissait important d’aller d’abord à la rencontre des militants, d’échanger avec eux et de mieux comprendre le Parti québécois avant de prendre une décision», explique M. Péladeau.

Un novice sous pression
Élu le 7 avril dernier, l’actionnaire de contrôle de Québecor n’a pas peur de mettre l’accent sur son manque d’expérience en politique. Un fait qui l’amène parfois à commettre des erreurs.

«Vous savez, je ne m’attendais pas à ce que nous perdions les élections en avril. Je m’attendais à ce que Mme Marois soit réélue, que je participe à son gouvernement, que je fasse un apprentissage normal dans le monde politique. Mais l’issue du scrutin a précipité les choses», plaide-t-il.

Pourtant, le «nouveau venu» mène la danse dans les intentions de vote à la direction du parti si l’on en croit les derniers sondages parus. «Je suis honoré de la confiance que semblent me témoigner les militants du Parti québécois, mais cela met de la pression», ajoute M. Péladeau.

Invité à faire front commun
La pression de la part des cinq autres candidats à la chefferie du PQ se fait également plus présente.

Dans une lettre commune, Martine Ouellet, Bernard Drainville, Pierre Céré, Jean-François Lisée et Alexandre Cloutier ont demandé au président de la course du parti d’organiser cinq débats avant l’élection de mai prochain. M. Drainville a sommé le sixième candidat de se rallier à leur demande, mais Pierre Karl Péladeau ne compte pas se joindre au mouvement.

«Il ne m’appartient pas de prendre des décisions en lieu et place des dirigeants du parti. Comme je ne connais pas les raisons pour lesquelles il y aurait deux, cinq ou dix débats, cela m’apparaît inapproprié d’avoir une opinion là-dessus», se justifie-t-il, précisant toutefois être ouvert à «débattre avec ses collègues».

Travailler sur la souveraineté
Dans les prochaines semaines, l’élu de Saint-Jérôme planchera sur ce qu’il nomme les «déclinaisons de la souveraineté».

«Il faut l’expliquer et convaincre que le Québec va s’enrichir plutôt que s’appauvrir. Moi, je crois que le Québec est capable de générer beaucoup plus de revenus que ceux pris en compte actuellement dans la péréquation», pense-t-il.

Souveraineté économique, énergétique, culturelle, identitaire, fiscale, M. Péladeau présentera chaque volet du pays qu’il souhaite bâtir. Un plan qui ne tournera pas autour d’un référendum.

«Le référendum est une modalité et la souveraineté, un principe. L’adéquation qui a été faite entre les deux est pour moi plus que simpliste, voire inappropriée», affirme-t-il, clôturant ainsi le chapitre.