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Le Plateau remporte le prix Poids lourd de la paperasserie

L’administration Ferrandez s’est vue remettre le prix Poids lourd de la paperasserie pour le volet municipal par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), pour son règlement sur l’esthétisme des chaises des terrasses du Plateau-Mont-Royal.

«En sa qualité de maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, à Montréal, Luc Ferrandez s’est démarqué du lot impressionnant de candidatures que nous avons reçues au niveau municipal. En effet, certains restaurateurs ont été sommés de remplacer toutes les chaises de leur terrasse, parce que celles-ci étaient en PVC (plastique), ce qui ne correspondait pas aux critères. Dans certains cas, cela peut représenter des frais élevés pour des restaurateurs dont les marges bénéficiaires sont déjà très minces», peut-on lire sur le site Web de l’entreprise.

Sur le site de la FCEI, le lobby, représentant 109 000 petites et moyennes entreprises à travers le pays, mentionne avoir reçu beaucoup de candidatures pour ce dossier.

Les mises en candidature avaient lieu en juin 2014, ce qui pourrait expliquer le nombre élevé de dossiers soumis sur cette question, alors que le cas du Café Cherrier défrayait les manchettes. La FCEI a sélectionné parmi les finalistes, les règlements aux directives qui lui apparaissaient «ridicules ou nuisibles».

Les règlements finalistes pour le palier municipal proviennent tous trois du Québec. La province n’a toutefois aucune nomination pour le palier provincial.

«Ce que ça démontre, c’est que les municipalités ont un rôle important à jouer pour les petites entreprises. La réglementation sur l’esthétisme des chaises de terrasse semblait aller très loin. La conformité réglementaire coûte quatre fois plus cher aux entreprises de cinq employés et moins, que celles de 100 et plus. Les villes ont donc un rôle à jouer dans l’allègement de la bureaucratie», indique le directeur des affaires provinciales pour le Québec de la FCEI, François Vincent.

Pour le conseiller de Ville responsable du dossier à l’arrondissement, Alexander Norris, la FCEI est déconnectée de la réalité de ses membres.

«Ces gens sont contre la loi anti-pourriel, alors d’office, c’est un lobby très conservateur!  Moi, je suis très fier de nos terrasses, qui sont les plus belles en ville, grâce à notre réglementation. D’ailleurs, lorsque nous l’avons mise en vigueur à l’été 2010, c’était en lien avec les recommandations de la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal», mentionne M. Norris.

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