Montréal aura un centre de prévention à la radicalisation
Un centre de prévention à la radicalisation menant à la violence sera mis sur pied à Montréal.
Des jeunes violents qui s’engagent au sein de groupes radicaux y seront pris rapidement en charge. Leur famille pourra y obtenir du soutien et les intervenants des milieux scolaires, communautaires et de la santé pourront y obtenir des conseils.
La Ville de Montréal et le Service de police de Montréal (SPVM) sont à l’origine de cette initiative qui fait suite aux attentats survenus à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa ainsi que les départs de jeunes Montréalais soupçonnés de s’être engagés auprès des djihadistes en Syrie. Les commissions scolaires et les cégeps de la métropole ainsi que le Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire collaboreront à ce centre de prévention, de même que des organismes communautaires et des chercheurs universitaires.
«Un centre de prévention va nous permettre de mettre nos expertises en commun, de travailler en amont et de se donner des pratiques plus efficaces qu’à l’heure actuelle», a indiqué lundi le chef de police, Marc Parent en conférence de presse. Ce dernier n’a pas voulu s’avancer sur le nombre de jeunes Montréalais qui se seraient envolés récemment vers la Syrie pour se joindre aux djiadistes.
Aucune communauté culturelle ne sera ciblée, a insisté pour sa part le maire de Montréal, Denis Coderre. «Il faut qu’on ratisse large, a-t-il dit. Ce n’est pas basé sur un profil en particulier.»
Une ligne téléphonique a déjà été créée pour permettre à la population de poser des questions sur le phénomène de radicalisation mais aussi pour donner de l’information. C’est le SPVM qui est en charge de cette ligne téléphonique pour le moment.
«Le centre de prévention, c’est principalement du monde des centres communautaires, de la santé et de l’éducation qui vont y travailler, a mentionné Marc Parent. Les ressources policières seront très peu nombreuses. La structure policière sera parallèle au [centre de prévention].»
Un comité de travail doit être formé pour décider de la gouvernance et du fonctionnement du centre de prévention à la radicalisation. La facture sera assumée par la Ville de Montréal.
Projet Montréal appuie l’idée de mettre sur pied un centre de prévention à la radicalisation, mais le parti politique déplore son caractère embryonnaire, notamment en ce qui a trait à son fonctionnement et son budget. «Il faut que tous les morceaux soient mis en place avant de faire une annonce comme celle-ci», a dit la conseillère de Ville-Marie, Valérie Plante.
Ligne téléphonique: (514)280-2002