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06:01 26 mai 2015 | mise à jour le: 26 mai 2015 à 06:01

L’Hôpital de Verdun aura une section dédiée aux patients en phase terminale

L’Hôpital de Verdun aura une section dédiée aux patients en phase terminale
Photo: Archives/TC Media

EXCLUSIF logoL’Hôpital de Verdun aménagera une nouvelle section entièrement consacrée aux soins palliatifs d’ici mars 2016, a appris TC Media. Ce projet fait suite au cri du cœur d’une citoyenne indignée par les soins en fin de vie administrés à son frère mourant, en janvier.

Sonia Bélanger, présidente-directrice générale du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Est-de-l’Île-de-Montréal, a confirmé la nouvelle vendredi dernier.

«La nouvelle équipe de direction a le mandat de réorganiser le secteur des soins palliatifs, mentionne Mme Bélanger. Les patients en fin de vie seront relocalisés dans un même endroit, ce qui implique une adaptation des lieux. Des équipes stables seront également dédiées à cette clientèle particulière.»

Ces changements permettront notamment de rendre l’administration des soins plus cohérente, selon la présidente du CIUSSS. «C’est une priorité pour la prochaine année. L’équipe est présentement en consultation à cet égard.»

Cette nouveauté est proposée parallèlement aux travaux d’agrandissement de l’Hôpital de Verdun, qui devraient se dérouler durant les cinq prochaines années. «En attendant cette construction, on doit continuer à répondre aux besoins importants de la clientèle», ajoute Mme Bélanger.

Réponse à une plainte
L’initiative de l’hôpital suit de quelques mois un article paru dans le Messager Verdun en février dernier. Une résidente de l’Île-des-Sœurs, Sonia Lavoie, avait alors transmis une lettre à TC Media afin de dénoncer les traitements en fin de vie «inadmissibles» administrés à son frère à l’Hôpital de Verdun durant les heures qui ont précédé son décès.

Suite à une plainte adressée à l’établissement, des représentants de l’Hôpital de Verdun ont contacté Mme Lavoie afin de lui annoncer les mesures qui seraient mises en place pour améliorer le sort des patients en fin de vie.

«Je suis soulagée et heureuse de voir que l’Hôpital de Verdun a décidé de prendre les choses en mains. C’est une initiative qui mérite d’être reconnue. Je n’ai pas fait cette plainte pour moi. Je l’ai fait pour que personne ne subisse le même sort que mon frère.»

Dans sa lettre, Mme Lavoie alléguait notamment que le personnel de l’urgence traitait son frère comme s’il était déjà décédé. «On lui administre des soins palliatifs qui n’ont guère soulagé sa douleur. On se croirait, non pas au Québec en 2015, mais plutôt en Azerbaïdjan en 1972. À l’urgence, les soins se limitent à l’inhalothérapie aux deux heures,» écrivait-elle.

En février, Me Paul Brunet, président et directeur-général du Conseil pour la protection des malades, avait dit être touché par le récit de Sonia Lavoie et avait affirmé que de porter plainte n’était pas toujours efficace.

Il se dit maintenant très satisfait de la réaction de l’Hôpital de Verdun. «Je félicite l’établissement. D’habitude, les réactions ne sont pas aussi rapides face aux plaintes.»

L’Hôpital de Verdun n’a pas souhaité commenter la nouvelle.