LaSalle
13:05 8 juillet 2015 | mise à jour le: 8 juillet 2015 à 13:12 Temps de lecture: 3 minutes

LaSalle veut élargir l’interdiction de fumer aux terrains sportifs

Le conseil d’arrondissement de LaSalle demande au gouvernement du Québec d’amender son projet de loi 44 afin que l’interdiction de fumer dans les endroits publics s’applique également aux terrains de jeux pour enfants, aux terrains sportifs et aux plages publiques.

Par la voie d’une résolution de la mairesse Manon Barbe adoptée à l’unanimité, les élus de LaSalle appuient des changements comme celui de soumettre la cigarette électronique aux mêmes restrictions que celles imposées aux produits du tabac, celui d’élargir la définition des endroits publics où est proscrit l’usage du tabac pour y inclure les terrasses des restaurants et des bars, celui d’interdire la vente de produits du tabac aromatisé et celui d’interdire de fumer dans les véhicules en présence de jeunes de moins de 16 ans.

Pour une loi plus complète
La mairesse Barbe a rappelé qu’il y a eu dépôt du projet de loi 44, le 5 mai dernier, par la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, intitulé «Loi visant à renforcer la lutte au tabagisme».

Le conseil reconnaît que ce projet de loi représente une avancée majeure dans la lutte au tabagisme, mais souhaite des ajouts pour une lutte encore plus efficace.

LaSalle demande aussi au gouvernement de s’attaquer à la problématique de l’emballage, à l’instar de l’Australie, et éventuellement de l’Irlande et du Royaume-Uni, afin que celui-ci soit neutre.

Des mesures depuis l’automne 2014
La Ville de Montréal interdit la cigarette électronique à son personnel dans tous ses édifices et véhicules publics depuis janvier, mais LaSalle avait déjà procédé à une telle interdiction depuis l’automne 2014.

Dans une note de service, l’arrondissement précisait à ses employés que l’interdiction de fumer s’applique dans les édifices municipaux tels que la mairie d’arrondissement, la bibliothèque L’Octogone et autres, ainsi que dans les véhicules publics.

«Ne connaissant pas les effets des produits contenus dans la vapeur rejetée par la cigarette électronique, nous ne pouvons exposer ceux et celles qui ne fument pas à ces produits. Là où s’applique la Loi sur le tabac, là s’applique cette directive sur la cigarette électronique», précise l’arrondissement.

La cigarette électronique devait aider ses usagers à cesser de fumer, mais son efficacité divise encore les spécialistes. Une enquête de la Direction de la santé publique de Montréal a révélé que l’effet de nouveauté représente le principal attrait de ce nouveau produit.

Sur 2500 personnes âgées de plus de 15 ans, près de 15% ont avoué utiliser la cigarette électronique et on note une plus grande ferveur chez les jeunes fumeurs de 19 à 24 ans.

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